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	<title>Entrepreneur Internet &#187; entrevue</title>
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	<description>Apprendre, partager &#38; croissance</description>
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		<title>Philippe Régnoux</title>
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		<pubDate>Tue, 23 Feb 2010 01:59:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Kim Auclair</dc:creator>
				<category><![CDATA[TV Entrepreneurs]]></category>
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		<category><![CDATA[entrevue]]></category>
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		<description><![CDATA[Vous possédez un doctorat en droit, vous êtes également ancien Directeur général de plusieurs entreprises radiophoniques, en France et au Canada et consultant stratégique en communications depuis plus de trois ans ( 2r communication ).  Vous avez également fondé KAYAK Média, une nouvelle entreprise qui offre des services dans le domaine de la vidéo sur ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3><strong>Vous possédez un doctorat en droit, vous êtes également ancien Directeur général de plusieurs entreprises radiophoniques, en France et au Canada et consultant stratégique en communications depuis plus de trois ans ( 2r communication ).  Vous avez également fondé KAYAK Média, une nouvelle entreprise qui offre des services dans le domaine de la vidéo sur le Web. À quel moment de votre carrière avez-vous, décidé de créer, votre première entreprise ?</strong></h3>
<p>J’ai décidé de créer 2R communications, ma première entreprise, après de nombreuses années de direction générale au sein de structures passionnantes mais où le pouvoir de décision ne m’appartenait pas. J’ai toujours nourri une certaine frustration à l’idée que les stratégies que je développais pour les compagnies que je gérais n’étaient pas forcément suivies d’effets faute d’accord du décideur ultime, le Conseil d’administration.</p>
<p>J’ai donc créé ma première entreprise dans cet état d’esprit. Et, effectivement, je me suis assez vite rendu compte que le fait d’assumer mes propres choix et d’exécuter mes propres décisions permettait d’aller plus rapidement et plus loin dans le développement des activités poursuivies.</p>
<h3><strong>Lors de la création de votre dernière entreprise KAYAK Média, une entreprise qui offre des services en Web vidéo, un secteur peu exploité au Québec, quels ont été les plus grands obstacles ?</strong></h3>
<p>Je ne pourrais pas dire que le secteur de la webvidéo est peu exploité au Québec : il y a en effet pas mal d’entreprises qui proposent ce type de service. Simplement, ce service reste, à mon goût, trop classique, pas assez innovant sur le fond, sur le contenu du message véhiculé. Beaucoup utilisent admirablement la technique, mais je déplore une certaine pauvreté généralement dans la manière de valoriser le contenu, le propos. Or, l’avenir de la webvidéo est là !</p>
<p>Je dirais donc que, dans ce contexte, les obstacles ont été quasi inexistants, car les clients et partenaires ont très rapidement compris ce qui nous différenciait du reste du secteur. J’ai également eu la chance de lancer KAYAK Média en m’associant à un entrepreneur et un communiquant d’expérience et de talent, Jacques Bitton. Nous nous complétons à merveille : il est la sagesse, je suis la fougue. Il me tempère, je le bouscule. Ca fait rapidement tomber nombre de handicaps ce genre de dynamique !</p>
<h3><strong>Pour les nouveaux entrepreneurs, la recherche de nouveaux clients n’est pas une tâche facile. Dans votre cas, comment avez-vous procédé ? Quels conseils donneriez-vous aux jeunes entrepreneurs à la recherche de nouveaux clients ?</strong></h3>
<p>Réseautez ! Rencontrez du monde, et passionnez-vous pour votre métier. C’est la clef. Savoir partager, véhiculer auprès de ceux qui vous entourent (et ça commence dans votre propre famille, votre premier cercle d’amis) la richesse qui anime votre projet et montrer le plaisir pris à en parler, à le décrire, le défendre, ce sont autant de graines semées pour voir grandir votre future clientèle. Je ne crois pas aux démarches commerciales agressives, surtout dans notre métier : au contraire, l’approche doit être attentive, patiente, voire pédagogique.</p>
<p>Si vous voulez un retour sur investissement rapide, faites métier dans la finance. Dans la communication, c’est vraiment suivre le rythme de croissance des compagnies avec lesquelles vous faites affaire qui importe. Ca peut être long, mais si vous montrez de l’intérêt et une réelle empathie pour les projets que vous défendez : le tour est joué, soyez-en assurés !</p>
<h3><strong>Quels sont vos conseils pour l&#8217;entrepreneur qui souhaite se lancer en affaires avec un concept innovateur ?</strong></h3>
<p>Se servir de ses cinq sens ! Et je suis sérieux. Un concept innovant requiert beaucoup d’instinct, mais aussi une formidable compréhension de l’environnement qui l’entoure. Plus on veut innover, plus on doit comprendre en quoi le monde dans lequel on évolue appelle des besoins nouveaux. Il faut donc, avant de se lancer en affaires avec un concept que l’on juge innovant, prendre le temps d’observer et d’analyser ce qui existe.</p>
<h3><strong>Avant de lancer KAYAK Média, il m’a fallu une dizaine d’années d’observation, d’écoute, d’étude. Et c’est loin d’être fini, acquis : on apprend tous les jours.</strong></h3>
<p>D’ailleurs, on se rend vite compte, avec un peu d’expérience, que l’innovation totale n’existe pas : on ne réinvente pas la roue, on l’adapte, on la travaille, on lui donne de nouvelles applications, mais on ne change pas les choses de fond en comble. Innover, c’est d’abord exister.</p>
<p>Le fait d’être constitue, en soi, une innovation permanente : il faut composer en permanence avec le changement. Survivre, c’est la plus magistrale innovation de l’humanité. Alors dans le domaine entrepreneurial, toute proportion gardée, il faut immanquablement innover pour faire croître son activité. C’est naturel.</p>
<h3><strong>De nationalité française, vous avez eu l&#8217;occasion de travailler avec des entrepreneurs de plusieurs origines ; français, québécois et juifs. Selon vous, en quoi reconnaît-on qui  un entrepreneur français, québécois et juifs. Quelles sont leurs plus grandes qualités ?</strong></h3>
<p>Honnêtement, je ne sais si le fait d’être juif est en soi une distinction particulière : il y a des français juifs et des québécois juifs… En d’autres termes, selon moi,  l’ « origine » ne signifie rien à partir du moment où nous sommes tous de partout et le produit de multiples apports culturels. Je ne fais donc aucune distinction : au Québec, les cultures ne cohabitent pas, elles se parlent, elles s’entremêlent. La communauté juive en est un remarquable exemple avec en son sein des parcours individuels tellement différents, tellement fragmentés, que l’on pourrait dire qu’elle n’est unie que de façade : au contraire, il y a des liens forts qui lui donnent une grande cohérence, et le fait pour ses membres de se sentir québécois, canadiens autant que juifs en est un.</p>
<p>Au Québec, je suis un étranger comme un autre : j’apprends à comprendre ce peuple, sa culture, ses traditions. Et, pour moi, il m’importe bien plus d’utiliser mon énergie à voir ce que m’apporte cette terre et ce que je peux lui apporter plutôt que de voir quelles sont les qualités et défauts de celles et ceux qui la peuplent. Mais il est certain que les différences d’approches, de méthodes, de styles apportent leur lot d’avantages et d’inconvénients. Quand on est entrepreneur, il faut s’adapter. Ca aussi, c’est enrichissant.</p>
<h3><strong>Quels sont les entrepreneurs que vous admirez le plus? Pourquoi?</strong></h3>
<p>J’admire beaucoup trop de monde pour en dresser une liste précise. Ce que je puis vous dire, c’est que je n’ai appris mon métier qu’au contact de personnes qui par leur esprit d’entreprendre m’ont donné le goût et la force de réaliser les projets que je mène actuellement. Et il y en aura d’autres. Je suis sensible à des parcours, des histoires de vie : l’entreprise est une histoire de vie. Ce qui me passionne, ce ne sont pas les entrepreneurs eux-mêmes mais l’incroyable énergie qu’ils ont réussi à transmettre à d’autres personnes, à travers leurs initiatives.</p>
<p>Quand une équipe embarque sur un projet, c’est toujours émouvant, car c’est l’aventure qui commence. Et l’aventure, c’est tous les possibles !</p>
<h2><strong>Qui est Philippe Régnoux?</strong></h2>
<p>Philippe Régnoux est installé à Montréal depuis 2005. Né en France, à Clermont-Ferrand, Philippe Régnoux n’était pas préparé à exercer son activité professionnelle dans le domaine des Communications : juriste de formation, il était plutôt destiné à une carrière diplomatique ou au métier d’avocat, mais la passion du journalisme ne lui a jamais laissé le soin ni le temps d’achever la rédaction de sa thèse en droit international public.</p>
<p>C’est donc par le journalisme écrit que Philippe Régnoux a entamé son aventure dans le domaine des médias. Puis il a enchaîné les missions comme directeur de programmes radiophoniques, en France, au Gabon, puis à Montréal.<br />
Au Québec, après deux ans passés au service de Radio Shalom Montréal, Philippe Régnoux a décidé de lancer sa propre compagnie spécialisée dans le secteur des médias d’entreprise.</p>
<p>En outre, Philippe Régnoux est, depuis trois ans, le Président et fondateur de « AGIR pour le Développement Canada », une OSBL qui œuvre au service de l’entrepreneuriat social en Afrique. Il a aussi co-fondé, il y a moins de deux ans, le collectif « Souriez, Vous êtes Français ! », qui œuvre au sein de la communauté française du Québec, et anime depuis quelques mois un club de réflexion qui a pour nom, le « Club Souriez ».</p>
<p>Enfin, Philippe Régnoux exerce en parallèle une activité de comédien. Il a créé et administre depuis trois ans une troupe de théâtre installée à Montréal qui a pour nom « La Compagnie Racine ».</p>
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		<title>Marylène Delbourg-Delphis</title>
		<link>http://www.entrepreneur-internet.com/2009/12/entrepreneur-entrevue-marylene-delbourg-delphis/</link>
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		<pubDate>Wed, 09 Dec 2009 00:30:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Kim Auclair</dc:creator>
				<category><![CDATA[TV Entrepreneurs]]></category>
		<category><![CDATA[entrepreneur en série]]></category>
		<category><![CDATA[entrevue]]></category>
		<category><![CDATA[interview]]></category>
		<category><![CDATA[Marylène Delbourg-Delphis]]></category>

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		<description><![CDATA[Vous avez été PDG-fondateur d&#8217;ACI &#38; ACIUS &#8211; 4e Dimension en France et 4 th Dimension aux Etats-Unis, et PDG de deux autres sociétés. Qu’est-ce que la femme que vous êtes aujourd’hui, aimerait enseigner aux nouveaux entrepreneurs de demain? 
Peut-être l&#8217;entrepreneuriat est-il d&#8217;abord une passion (pour un projet, une idée, une technologie, etc) et le désir ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2><strong>Vous avez été PDG-fondateur d&#8217;</strong><a href="http://www.acius.net/wiki.aspx/Home">ACI &amp; ACIUS</a><strong> &#8211; </strong><a href="http://www.4d.com/fr/">4e Dimension en France et 4 th Dimension aux Etats-Unis</a><strong>, et PDG de deux autres sociétés. Qu’est-ce que la femme que vous êtes aujourd’hui, aimerait enseigner aux nouveaux entrepreneurs de demain? </strong></h2>
<p>Peut-être l&#8217;entrepreneuriat est-il d&#8217;abord une passion (pour un projet, une idée, une technologie, etc) et le désir de trouver des gens qui la partagent, vous aident à en faire un business en devenant vos collaborateurs ou vos clients ? Quand je rencontre ou travaille avec des entrepreneurs, je m&#8217;assure toujours qu&#8217;ils ont créé leur société pour la bonne raison, non parce qu&#8217;ils veulent être leur propre patron ou être &laquo;&nbsp;le patron.&nbsp;&raquo;</p>
<h2><strong>Les débuts sont souvent difficiles. Parlons de la création de 4e Dimension.</strong></h2>
<p>Pour un entrepreneur, les débuts ne sont pas nécessairement les plus difficiles. J&#8217;aurais tendance à penser qu&#8217;au début, les entrepreneurs sont tout feu, tout flamme et portés par l&#8217;espoir de changer le monde en un coup de cuillère à pot. Pour beaucoup, les difficultés surgissent au bout d&#8217;un certain temps, quand l&#8217;équipe est épuisée par des semaines de travail sans week-end ni vacances, quand on s&#8217;aperçoit qu&#8217;on a fait confiance à des collaborateurs qui ne font pas le poids, quand on se rend compte que les clients veulent un produit différent de celui qu&#8217;on a fait, ou que la société est à court d&#8217;argent. Bref, les difficultés que rencontrent parfois les entrepreneurs sont souvent liées à la prise de conscience que le monde réel existe, et qu&#8217;ils n&#8217;ont pas su rêver en gardant les pieds sur terre.</p>
<h3 style="padding-left: 30px;"><strong><em>a) Dans quel contexte avez vous créé  4e Dimension? Comment est venue l&#8217;idée?</em></strong></h3>
<p style="padding-left: 30px;">J&#8217;avais besoin d&#8217;une base de données relationnelle graphique pour gérer mes travaux personnels sur l&#8217;histoire de la parfumerie. A l&#8217;époque, il y en avait peu. La plus célèbre, sur le PC, était DBase. C&#8217;était un produit compliqué, pas vraiment relationnel, pas du tout graphique et qui ne permettait pas d&#8217;écrire du texte libre. Le monde de l&#8217;informatique du milieu des années 80 était obtus, tant au niveau du matériel que du logiciel. Le Macintosh venait de sortir et annonçait un monde nouveau. Je voulais en faire partie.</p>
<h3 style="padding-left: 30px;"><strong><em>b) À quel type de difficulté avez-vous été confrontée durant cette période que plusieurs considèrent difficile?</em></strong></h3>
<p style="padding-left: 30px;">En fait, je n&#8217;ai pas eu de sentiment de difficulté à proprement parler. Comme je venais d&#8217;un monde académique, je savais que j&#8217;avais absolument tout à apprendre. Comme j&#8217;ai bootstrappé la société, je savais que je ne pouvais compter sur les largesses de personne et que je devais trouver des clients. On éprouve le sentiment de difficulté quand on s&#8217;imagine que les choses seront faciles. En conséquence, je ne percevais les obstacles que comme quelque chose que je devais contourner ou surmonter. Si je rencontrais un problème, je cherchais une solution. Ce qui arrivait me paraissait normal. La seule vraie surprise pour moi a été de découvrir le sexisme du monde de l&#8217;industrie. Je n&#8217;avais rien vu de tel dans l&#8217;univers académique et le monde protégé dans lequel je vivais. Mais il est vrai qu&#8217;une femme créatrice d&#8217;une entreprise de technologie était une rareté en France. Il semble que j&#8217;aie été l&#8217;une des toutes premières.</p>
<h3 style="padding-left: 30px;"><strong>c)  Avez-vous des anecdotes à  nous raconter?</strong></h3>
<p style="padding-left: 30px;">La vie d&#8217;une entreprise est une collection d&#8217;anecdotes, comme la vie tout court. Mais en voici une plus particulière : Apple avait envisagé de publier 4e Dimension, mais si Apple savait promouvoir des logiciels de productivité personnelle comme MacWord ou MacPaint, une base de données ne faisait pas partie de la culture de cette entreprise. John Sculley avait demandé à me voir pour me conseiller de vendre 4D à la société qui faisait DBase et voulait entrer sur le Mac. Cela ne m&#8217;intéressait pas et je lui ai alors dit que j&#8217;allais créer une société aux Etats-Unis. Nous sommes en 1987. Il a fait des yeux ronds et m&#8217;a dit que je n&#8217;allais jamais y arriver. Je n&#8217;ai aucun souvenir de la suite du meeting, qui a certainement été très courte. Mais je me souviens avoir fondu en larmes dans ma voiture pour rentrer dans le studio que j&#8217;avais loué à Residence inn. J&#8217;arrive chez moi. Je me regarde dans la glace et je m&#8217;aperçois que mon fonds de teint avait dégouliné sur mon chemiser Chanel, ce qui m&#8217;a épouvanté, parce qu&#8217;à l&#8217;époque, il était pratiquement impossible de trouver un pressing pour des articles de luxe au Sud de San Francisco. J&#8217;ai arrêté tout net de pleurer. C&#8217;est là que je me suis rendue compte qu&#8217;il n&#8217;y avait non plus beaucoup de femmes dans la technologie dans la Silicon Valley. J&#8217;étais apparemment la première Européenne&#8230; et française de surcroît. J&#8217;avais des diplômes prestigieux, certes, mais je ne faisais pas partie du sérail des universités américaines. J&#8217;avais encore une fois tout à apprendre et à recommencer. J&#8217;ai eu la chance de convaincre Kawasaki de me rejoindre et nous avons créé la société. Il y est resté deux ans. Je n&#8217;ai jamais reparlé à Sculley, mais il est possible que le simple fait qu&#8217;il m&#8217;ait dit que je n&#8217;allais pas réussir soit ce qui m&#8217;ait aidée à générer $45M rapidement. Oui, on peut bootstrapper une société avec succès si on a la volonté et la passion d&#8217;offrir un produit dont les gens ont besoin.</p>
<h2><strong>En tant qu&#8217;entrepreneure en série, quelles sont vos forces ? </strong></h2>
<p>De ne pas penser que je suis une &laquo;&nbsp;entrepreneure en série,&nbsp;&raquo; c&#8217;est-à-dire de ne pas appliquer sur le présent le résultat d&#8217;expériences passées. Il est vrai que j&#8217;ai une expérience qui évite que je me noie dans une verre d&#8217;eau quand j&#8217;aide des entrepreneurs à mettre en place leurs opérations et que j&#8217;ai des points de repère et des techniques qui m&#8217;évitent de réinventer la roue. Cela dit, on ne réussit pas une entreprise ou ne forme pas des entrepreneurs à coup de &laquo;&nbsp;trucs&nbsp;&raquo; et de raccourcis. Les produits sont différents. Les clients évoluent avec les progrès technologiques. La leçon la plus précieuse que l&#8217;on retire de l&#8217;entrepreneuriat en série, c&#8217;est qu&#8217;il faut toujours essayer de découvrir des choses nouvelles et avoir un regard frais sur les choses. J&#8217;ai horreur de la routine. D&#8217;une manière générale, je ne m&#8217;intéresse qu&#8217;à des idées ou approches innovantes. Par exemple, quand je suis devenue le PDG de Brixlogic, en 2005, l&#8217;idée d&#8217;implémenter nativement des schémas XML était révolutionnaire. En ce moment, je conseille l&#8217;une des rares sociétés qui comprenne vraiment en quoi consiste une gestion de campagne marketing dans les média sociaux, Objective Marketer.</p>
<h2><strong>Durant votre carrière, vous avez voyagé entre l&#8217;Europe et Silicon Valley. Vous avez sûrement croisé plusieurs entrepreneurs. À votre avis, un entrepreneur qui demeure en Europe pense–t-il et agit-il de la même façon qu&#8217;un entrepreneur qui habite la Silicon Valley ? Quels sont les principaux obstacles qu&#8217;il rencontre?</strong></h2>
<p>Il y a plusieurs aspects à votre question. Un entrepreneur qui habite en Europe et un entrepreneur qui vit dans la Silicon Valley doivent suivre les mêmes principes généraux – et c&#8217;est pour cela que des livres comme <strong><em>L&#8217;art de se lancer</em></strong> ou <strong><em>La réalité de l&#8217;entrepreneuriat</em></strong> sont des ouvrages indispensables, quel que soit le continent de résidence de l&#8217;entrepreneur. La différence est au niveau du marché. Chaque pays a ses particularités. On ne s&#8217;adresse pas à un client français de la même façon qu&#8217;à un client allemand ou américain ou chinois. Les gens ont des histoires différentes, même s&#8217;ils se trouvent à adopter des technologies similaires, voire la même technologie. Mais votre question soulève un autre point : y-a-t-il des endroits où il faut être pour développer telle ou telle entreprise. La réponse est oui. Si vous voulez créer le prochain système de ventes aux enchères, il vaut mieux être dans la Silicon Valley qu&#8217;en Floride. La Valley est un écosystème unique. Cela dit, des entrepreneurs à Montréal, Paris, Berlin, Boston ou Shanghai peuvent faire des choses extraordinaires s&#8217;ils sont ou près du marché qui est leur cible, ou s&#8217;ils sont capables de voyager, d&#8217;acquérir un sens de la différence ou de comprendre ce qui se fait ailleurs. Un entrepreneur européen ou canadien ou chinois ou indien ne rencontre des difficultés que si ce qu&#8217;il fait n&#8217;a aucune espèce de marché là où il se trouve, s&#8217;il essaie d&#8217;appliquer aveuglément ce qu&#8217;il a appris sur son marché local sur un marché plus vaste, ou s&#8217;il fait des trucs dans son coin en oubliant que le reste du monde existe et qu&#8217;il y a des génies partout dans le monde. Les obstacles que rencontrent les entrepreneurs sont plus souvent liés à l&#8217;absence de bon sens qu&#8217;à autre chose – et si c&#8217;est la législation d&#8217;un pays qui met des entraves à leur liberté de penser et d&#8217;inventer, mon conseil est qu&#8217;ils mettent tout en oeuvre pour aller ailleurs.</p>
<h2><strong>Quels sont les entrepreneurs que vous admirez le plus? Pourquoi?</strong></h2>
<p>En fait, j&#8217;admire tous les entrepreneurs. Quand ils me racontent leur histoire, j&#8217;ai toujours envie de les aider à trouver des solutions s&#8217;ils me parlent d&#8217;un domaine où j&#8217;ai des compétences ou que je peux maîtriser dans un délai raisonnable. Ce que je n&#8217;aime pas, ce sont les gens qui se disent entrepreneurs et sont d&#8217;affreux pantouflards ou les frimeurs arrogants qui se positionnent comme entrepreneurs, mais n&#8217;ont jamais créé de boîte. Mais ces gens-là, je les fuis de toute façon. Résultat : ils sont moins nombreux que les vrais entrepreneurs ; du coup, l&#8217;un des grands bonheurs de ma vie est de pouvoir admirer beaucoup, beaucoup de gens.</p>
<p><strong>Qui est Marylène Delbourg-Delphis ?</strong></p>
<p><strong>Mini-Biographie : </strong>Trois fois CEO : PDG-fondatrice d&#8217;<a href="http://www.acius.net/wiki.aspx/Home">ACI &amp; ACIUS</a> &#8211; <a href="http://www.4d.com/fr/">4e Dimension en France et aux Etats-Unis</a>; Exemplary Software; Brixlogic.). Stratégiste et Conseillère de multiples sociétés. Ancienne élève de l’École normale supérieure, docteur en philosophie, auteur de plusieurs ouvrages, et Conseiller du Commerce Extérieur de la France, Marylène Delbourg-Delphis a également traduit en français <a href="http://www.entrepreneur-internet.com/art-de-se-lancer/"><strong><em>L’art de se lancer</em></strong></a> et <a href="http://www.entrepreneur-internet.com/guy-kawasaki-realite-entrepreneuriat/"><strong><em>La réalité de l’entrepreneuriat</em></strong> </a>de <a href="http://www.entrepreneur-internet.com/guy-kawasaki-entrevue/">Guy Kawasaki</a>, ainsi que<a href="http://www.diateino.com/livres.php?livre=120"> <strong><em>Tribus</em></strong><em> </em>de Seth Godin</a>.</p>
<p>Consultez son blogue : <a href="http://delbourg-delphis.com/"> http://delbourg-delphis.com ( Anglais )<br />
</a></p>
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		<title>Guy Kawasaki</title>
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		<pubDate>Wed, 18 Nov 2009 18:18:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Kim Auclair</dc:creator>
				<category><![CDATA[TV Entrepreneurs]]></category>
		<category><![CDATA[entrevue]]></category>
		<category><![CDATA[guy kawasaki]]></category>

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		<description><![CDATA[Photo : Nathalie Rivard . Source : Flickr
1- Avez-vous déjà eu recours au mentorat dans votre parcours professionnel ? Que pensez-vous de cette méthode ? Qu&#8217;en avez-vous retiré ? 
J’ai eu un mentor chez Apple, qui s’appelait Al Eisenstat. Il m’a appris à naviguer dans les eaux traîtresses des niveaux supérieurs de la hiérarchie et ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Photo : <a href="http://twitter.com/Indigonat">Nathalie Rivard</a> . Source : <a href="http://www.flickr.com/photos/indigonat ">Flickr</a></p>
<p><strong>1- Avez-vous déjà eu recours au mentorat dans votre parcours professionnel ? Que pensez-vous de cette méthode ? Qu&#8217;en avez-vous retiré ? </strong></p>
<p>J’ai eu un mentor chez Apple, qui s’appelait Al Eisenstat. Il m’a appris à naviguer dans les eaux traîtresses des niveaux supérieurs de la hiérarchie et m’a assuré de sa protection.</p>
<p><strong>2- Les premiers pas en affaires sont les plus difficiles. Tous les entrepreneurs vivent des anecdotes qui leur permettent de s&#8217;améliorer.  Quelle est l&#8217;anecdote qui vous a le plus marqué durant votre carrière ? Qu&#8217;en avez-vous retiré ? Diriez-vous rencontrer de nouveaux obstacles aujourd&#8217;hui ? Lesquels ?</strong></p>
<p>Difficile de vous donner une réponse précise, parce que presque toutes les sociétés connaissent des passages difficiles. La société qui monte en flèche vers le succès est l’exception. Il semble, avec un peu de recul, qu&#8217;il était certain que ces sociétés allaient réussir, mais si vous étiez dedans et si en avez un souvenir précis, vous vous rendriez compte à quel point la plupart étaient proches de la mort.</p>
<p><strong>3- Internet est un média très utile pour les entrepreneurs qui veulent se donner une visibilité. Rester soi-même sur internet n&#8217;est toutefois pas évident. La critique gratuite est toujours présente. Que donnez-vous comme conseils à ceux qui débutent et qui souhaitent rester eux-mêmes sur Internet ? Comment doivent-ils se comporter face à la critique gratuite et non constructive ?</strong></p>
<p>Quoi que vous fassiez sur Internet, il y aura toujours des gens qui ne seront pas d&#8217;accord avec  vous. Il vous faut juste passer outre. Si vous remarquez que des centaines de personnes vous critiquent et que votre trafic ou votre chiffre d’affaires est en chute libre, alors il est temps de reconsidérer ce que vous faites. Mais, pour résumer,  mon conseil est le suivant : continuez à faire ce que vous faites et utilisez le feed-back pour faire des petites corrections de parcours, mais ne changez pas radicalement de direction.</p>
<h3><strong>Qui est Guy Kawasaki ?</strong></h3>
<p>Guy Kawasaki est entrepreneur chez Garage Technology Ventures qu’il a créé. Il est aussi le co-fondateur d&#8217;Alltop, qui répertorie les flux des meilleurs blogs et sites Internet.</p>
<p>Auparavant, il était l’évangéliste du Macintosh chez Apple. Il est l’auteur de 9 livres, dont L’art de se lancer, La Réalité de l’entrepreneuriat, chez Diateino (traduction Marylène Delbourg-Delphis), Affoler ses concurrents, chez First. Il est diplômé de Sanford University (BA) et d’UCLA (MBA). Il a également reçu le titre de docteur du Babson College à titre honorifique.</p>
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