Source de la photo : Gralon.net
Une fois passé le défi du financement de son projet d’affaires, un autre « casse-tête » attend souvent l’entrepreneur dans le détour : l’embauche et la gestion des ressources humaines. Les erreurs d’embauche peuvent miner l’esprit de travail et ralentir la croissance de votre entreprise; et la gestion des ressources humaines prend toujours plus de temps qu’on l’espérerait… mais prendre le temps de lire (et de mettre en application) ces quelques conseils pourrait vous éviter bien des écueils.
S’enregistrer à titre d’employeur
Partie administrative importante : vous assurer d’avoir votre numéro d’employeur et d’être inscrit auprès de la CSST, de Revenu Québec et de Revenu Canada. Il est de la responsabilité de l’employeur d’informer, dès l’embauche, les différents ministères et organismes concernés.
Embaucher progressivement
Comme vous aller rapidement le constater, un employé coûte cher et accapare beaucoup de temps : recherche du candidat, formation, supervision, payer les retenues à la source chaque mois, etc.
Travailleur autonome ou salarié?
Un travailleur autonome contrôle son horaire et exécute le travail, souvent à distance. Il fournit également son propre équipement. Si vous employez un salarié, vous prenez alors les risques financiers et fournissez l’équipement. Cela influencera le paiement ou non d’assurances et retenues à la source. Dans le doute, il vaut mieux contacter Revenu Québec.
Faites appel à votre réseau
Il est avantageux d’engager quelqu’un que vous connaissez déjà ou qui vous a été recommandé, car il peut être extrêmement coûteux d’embaucher la mauvaise personne. Et attention : si personne dans votre entourage ne peut remplir le poste, il ne faut surtout pas négliger le processus d’embauche : évaluation des besoins, définition du poste et des responsabilités, entrevues et évaluation des différents candidats.
Mieux vaut prévenir que guérir : rédigez un contrat
Avoir un solide contrat d’embauche avec l’employé évitera les malentendus. Inscrivez-y les détails écrits de la rémunération, des commissions, des dépenses payées, des responsabilités et des règles de base de l’entreprise.
Dans le cas d’un travailleur autonome, prenez le temps de parler à ses autres clients pour connaître son niveau de professionnalisme. Il faut aussi s’assurer que la personne a les capacités techniques et les connaissances pour faire ce qu’on lui demande. Il est essentiel d’avoir un contrat de travail détaillé, comprenant une description du mandat, le prix et les échéanciers. Il faut s’entendre dès le début sur une méthode de travail : quand tiendrez-vous des rencontres? Combien de fois par semaine vous informera-t-il des avancements?
Documentez vos insatisfactions
Si des problèmes sérieux se présentent avec l’employé, il vaut toujours mieux garder des traces écrites pour éviter les poursuites en cas de congédiement. Par exemple, il faut envoyer des avertissements par courriel et prendre des notes sur les fautes commises.
Soyez à votre affaire
Payez à temps les retenues à la source, au provincial et au fédéral, sinon les pénalités s’accumulent rapidement.
Soyez à l’écoute
Au moins une fois par mois, une rencontre avec l’employé devrait être organisée pour faire le point. Faites-lui part de votre appréciation, des points à améliorer et soyez à l’écoute de ses commentaires, opinions et attentes. En tant que jeune dirigeant, il faut être prêt à s’améliorer constamment. Recevoir de la rétroaction de ses employés peut être une excellente façon de prendre connaissance de ses lacunes… et d’y remédier.
Faites-leur une place
Pour favoriser la rétention et la mobilisation de vos employés, intégrez-les au processus décisionnel, assurez-vous de les informer des enjeux importants et tenez compte de leurs recommandations.

juillet 20th, 2010 → 6:30 @ Pierre Olivier Dion
View Comments