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	<title>Entrepreneur Internet &#187; Portraits et entrevues</title>
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		<title>Entrevue de Guy Kawasaki / Microsoft BizSpark</title>
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		<pubDate>Mon, 21 Jun 2010 09:47:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Diateino</dc:creator>
				<category><![CDATA[Portraits et entrevues]]></category>
		<category><![CDATA[guy kawasaki]]></category>
		<category><![CDATA[Microsoft BizSpark]]></category>

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		<description><![CDATA[Guy Kawasaki était à Paris pour la conférence Microsoft  BizSpark et nous avons profité de sa présence pour organiser  un entretien avec une jeune femme entrepreneur, Stéphanie Pelaprat (Restopolitan),  dans le salon de l’hôtel Pont Royal. Voici la première partie de cet  entretien (en anglais), où il est question de Silicon [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="tweetmeme_button" style="float: right; margin-left: 10px;"><a href="http://api.tweetmeme.com/share?url=http%3A%2F%2Fwww.entrepreneur-internet.com%2Fguy-kawasaki-microsoft-bizspark%2F"><img src="http://api.tweetmeme.com/imagebutton.gif?url=http%3A%2F%2Fwww.entrepreneur-internet.com%2Fguy-kawasaki-microsoft-bizspark%2F" height="61" width="51" /></a></div><p><strong>Guy Kawasaki</strong> était à Paris pour la conférence <strong>Microsoft  BizSpark</strong> et nous avons profité de sa présence pour organiser  un entretien avec une jeune femme entrepreneur, Stéphanie Pelaprat (<a href="http://www.restopolitan.com/" target="_blank">Restopolitan</a>),  dans le salon de l’hôtel Pont Royal. Voici la première partie de cet  entretien (en anglais), où il est question de Silicon Valley (En quoi les  entrepreneurs européens sont-ils différents ? Est-ce une bonne idée pour  un français de lancer sa start-up dans la Silicon Valley ?), de <em>schmooozing</em> et du prochain livre de Guy Kawasaki, <em>E</em><em>nchantment</em> (dont il a rédigé une partie lors de son séjour à Paris).</p>
<p><object width="480" height="385"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/PwzRSigO_TA&#038;hl=fr_FR&#038;fs=1&#038;"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/PwzRSigO_TA&#038;hl=fr_FR&#038;fs=1&#038;" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="480" height="385"></embed></object></p>
<p>Voici également la deuxième partie de l’entretien :</p>
<p><object width="480" height="385"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/fhK1BHSetT0&#038;hl=fr_FR&#038;fs=1&#038;"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/fhK1BHSetT0&#038;hl=fr_FR&#038;fs=1&#038;" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="480" height="385"></embed></object></p>
<p>Stéphanie : <strong>Quelle serait la première question que vous  poseriez à un entrepreneur ?</strong></p>
<p>Guy : <strong>“Qu’est-ce que vous faites” ?</strong> C’est ce que je  souhaite savoir dans les premières 30 secondes de l’entretien. Ensuite,  je veux savoir comment la start-up “fait” de l’argent. (..)</p>
<p>S. <strong>A quoi un investisseur attache-t-il le plus d’importance ?  A l’équipe ou au produit?</strong></p>
<p>G. La plupart des investisseurs disent que l’équipe est importante,  mais en réalité, la plupart des start-up qui ont réussi de manière  spectaculaire ont été créées par des équipes qui n’avaient pas fait  leurs preuves. Par exemple, eBay ou youTube, ou encore Cisco… Ne vaut-il  pas mieux pour un investisseur de soutenir un Steve Jobs avant qu’il  n’ait réussi ?</p>
<p>L’investisseur doit d’abord tomber amoureux du produit, avant de  prendre en considération l’équipe. La vraie question est : Est-ce que  votre produit va changer le monde ? Quel est son marché ?</p>
<p>S. <strong>Un entrepreneur devrait-il privilégier un investissement  fait par un VC ou par un business angel ?</strong></p>
<p>G. Peu importe ! Prenez donc l’argent, d’où qu’il vienne ! Néanmoins,  de nos jours, il est tellement plus facile de créer une entreprise. Les  logiciels sont libres, le marketing est gratuit (il suffit d’être malin  et de savoir utiliser les réseaux sociaux), les frais d’installation,  les bureaux sont moins chers, et les candidats à l’emploi, dans un  contexte économique désormais difficile, sont moins exigeants. Vous avez  besoin de beaucoup moins d’argent qu’il y a quelques années. Tout est  plus facile ! J’aimerais pouvoir vous dire que vendre aussi est plus  facile, hélas, ce n’est pas le cas.</p>
<p>Il vaut donc mieux attendre avant de lever des fonds que votre  société ait déjà de la valeur. Plus longtemps vous attendrez, et  meilleure sera l’évaluation..</p>
<p>S. <strong>Pouvez-vous nous parler de ce que vous faites en ce  moment, et notamment de votre société Alltop ?</strong></p>
<p>G. <a href="http://alltop.com/" target="_blank">Alltop</a> est une  sorte de kiosque à journaux en ligne, qui affiche les unes des meilleurs  articles sur des sujets aussi variés que la politique, le sport, le  vin, l’entrepreneuriat… Le site lit les flux RSS  de nombreux sites et  blogs, et présente les grands titres &#8211; les plus récents &#8211; de chaque  source répertoriée. Face au flux considérable d’informations disponibles  sur Internet, un filtre est nécessaire et j’estime que le filtrage que  nous effectuons est excellent.</p>
<p>Alltop se porte bien, pas formidablement bien, mais bien. Le business  model repose sur la publicité et l’appel aux sponsors. Notre objectif  est donc de générer beaucoup de trafic.</p>
<p>Plus d’info sur <a href="http://www.diateino.com/livres.php?livre=42" target="_blank">L’art de se lancer</a>,  et  <a href="http://www.diateino.com/livres.php?livre=119">La réalité de  l’entrepreneuriat</a>, livres traduits par <a href="http://delbourg-delphis.com/" target="_blank">Marylène  Delbourg-Delphis</a>, qui a (notamment) cofondé avec Guy la filiale de  4D aux Etats-Unis en 1987.</p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;</p>
<p>Merci à <strong>Magali Roucaut</strong> et à <strong>Juan Sebastian  Torales</strong> pour la qualité de la prise de vue et du montage.</p>
<p><!--StartFragment--> <!--EndFragment-->Merci à <strong><a href="http://www.diateino.com/blog/Jacques%20Birol%20et%20Daniel%20Zumino%20:%20%C2%AB%20Laissez%20les%20entrepreneurs%20innover%20en%20paix%20%21%20%C2%BB" target="_blank">Jacques Birol</a></strong><strong> </strong>qui nous a  mis en  relation avec Stéphanie, lorsqu’il a su que nous étions à la  recherche  d’un jeune entrepreneur. Stéphanie était la seule femme et le  plus  jeune entrepreneur à plancher devant un jury composé  d’entrepreneurs et  de business angels lors de la journée Microsoft  BizSpark.</p>
<p>Merci  à <a href="http://jnchaintreuil.com/blog/">Jean-Noël  Chaintreuil</a> pour sa présence attentive et ses conseils pour la  structuration de  l’enregistrement vidéo.</p>
<div class="tweetmeme_button" style="float: right; margin-left: 10px;"><a href="http://api.tweetmeme.com/share?url=http%3A%2F%2Fwww.entrepreneur-internet.com%2Fguy-kawasaki-microsoft-bizspark%2F"><img src="http://api.tweetmeme.com/imagebutton.gif?url=http%3A%2F%2Fwww.entrepreneur-internet.com%2Fguy-kawasaki-microsoft-bizspark%2F" height="61" width="51" /></a></div>]]></content:encoded>
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		<title>Emanuelle Duchesne et Pascal Couturier</title>
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		<pubDate>Fri, 23 Apr 2010 14:57:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Kim Auclair</dc:creator>
				<category><![CDATA[Portraits et entrevues]]></category>
		<category><![CDATA[bijoux bijoux]]></category>
		<category><![CDATA[commerce en ligne]]></category>
		<category><![CDATA[Emanuelle Duchesne]]></category>
		<category><![CDATA[entrepreneur]]></category>
		<category><![CDATA[Pascal Couturier]]></category>

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		<description><![CDATA[C&#8217;est à la suite d&#8217;un congé de maladie que vous avez décidé de vous partir en affaires. Pouvez-vous nous en dire davantage sur le démarrage de votre entreprise. Comment est venue l&#8217;idée de Bijoux Bijoux, une boutique en ligne de bijoux international? Quelles sont les principales difficultés que vous avez rencontrées lors de la création [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="tweetmeme_button" style="float: right; margin-left: 10px;"><a href="http://api.tweetmeme.com/share?url=http%3A%2F%2Fwww.entrepreneur-internet.com%2Fboutique-en-ligne-bijoux-bijoux%2F"><img src="http://api.tweetmeme.com/imagebutton.gif?url=http%3A%2F%2Fwww.entrepreneur-internet.com%2Fboutique-en-ligne-bijoux-bijoux%2F" height="61" width="51" /></a></div><h2><strong>C&#8217;est à la suite d&#8217;un congé de maladie que vous avez décidé de vous partir en affaires. Pouvez-vous nous en dire davantage sur le démarrage de votre entreprise. Comment est venue l&#8217;idée de <a href="http://www.bijouxdefantaisie.com">Bijoux Bijoux, une boutique en ligne de bijoux international</a>? Quelles sont les principales difficultés que vous avez rencontrées lors de la création de votre boutique en ligne?</strong></h2>
<p>Démarrer une entreprise demande beaucoup d&#8217;énergie et de temps. C&#8217;est un gros projet que nous devons bâtir, donc j&#8217;ai décidé d&#8217;y travailler lorsque ma santé allait mieux. À ce moment, j&#8217;ai commencé à confectionner des bijoux, et avec Pascal Couturier, déjà propriétaire de sa propre compagnie Chocolat Média, spécialisé dans le commerce électronique et la conception de sites web, nous avons décidé d&#8217;ouvrir une compagnie conjointe Bijoux Bijoux. À ce moment, il n&#8217;y avait que quelques collections. Au fil du temps, j&#8217;ai fait des rencontres intéressantes qui fait que Bijoux Bijoux a aujourd&#8217;hui une vingtaine de collections en ligne.</p>
<p>À part l&#8217;offre, il fallait aussi faire un travail pour faire connaître la boutique: référencement Web, campagne de presse, &#8230; Il fallait également améliorer l&#8217;expérience d&#8217;achat en peaufinant la boutique, en faisant des tests afin d&#8217;améliorer le taux de conversion.</p>
<h2>Selon vous, le fait que votre conjoint soit aussi un entrepreneur vous a beaucoup aidé dans le lancement de votre projet. En quoi votre complicité serait le succès de Bijoux Bijoux? Quels sont vos rôles dans l&#8217;entreprise?</h2>
<p>Pascal a ouvert sa compagnie il y a 8 ans environ. Ce fut plus difficile de son côté, car il n&#8217;a pas ouvert toutes les portes pour l&#8217;aider au niveau financier, ni support technique auprès d&#8217;organismes. Il m&#8217;encourageait à ouvrir ma propre compagnie, et m&#8217;a donné le goût et le &#8220;guts&#8221; de le faire. Nous sommes un couple dans la vie, mais de merveilleux partenaires d&#8217;affaires. Nous avons une vision commune, connaissons nos forces, nos faiblesses, nos limites, etc. C&#8217;est la grande force de Bijoux Bijoux. À l&#8217;opposé, il faut souvent mettre de côté les compagnies pour se retrouver comme couple. Nous en parlons tout le temps!</p>
<p>Il a développé le côté technique de Bijoux Bijoux, l&#8217;image visuelle qu&#8217;il a fait selon la mienne, car Bijoux Bijoux me ressemble vraiment! De mon côté, je m&#8221;occupe de la confection de bijoux pour ma collection Les Fantaisies d&#8217;Ema, du côté marketing auprès des médias, de toute la gestion de la compagnie. Je porte plusieurs chapeaux!</p>
<h2>Quels sont vos conseils pour les couples entrepreneurs si souhaites se lancer en affaires sans nuire à leur relation amoureuse?</h2>
<p>Il faut avant tout être capable de travailler ensemble. Il faut donc être avant tout de bons partenaires d&#8217;affaires, car cela peut nuire à la relation et être complémentaires. Il faut aussi donner des limites, bien communiquer, être capable de mettre le travail de côté également. Lorsque tout cela fonctionne, il est merveilleux de travailler ensemble, car nous nous connaissons beaucoup, ce qui est un atout en affaires.</p>
<h2>Quels sont vos conseils pour un entrepreneur qui souhaite démarrer un projet en lien avec le commerce en ligne?</h2>
<p>Pour se lancer sur le web, il faut le connaître et le comprendre. Ne pas avoir de connaissances du web et penser que ça fonctionnera tout seul est une grave erreur. Il faut donc s&#8217;entourer, s&#8217;informer et se remettre en question. Le web est un univers complètement différent du milieu traditionnel de vente direct. Il faut donc que le site soit notre boutique mais aussi la voix et la personne qui accueille le consommateur. Le service à la clientèle est une priorité en ligne.</p>
<p>La vente en ligne commence au Québec, il faut aussi être patient.</p>
<h2>En savoir plus?</h2>
<p><strong>EMANUELLE DUCHESNE, Fondatrice de Bijoux Bijoux et artisane</strong></p>
<p>Originaire des Cantons de l’est, Emanuelle réside depuis 2002 à Montréal (Hochelaga-Maisonneuve), où elle gère Bijoux Bijoux, conçoit des bijoux. Passionnée par les arts, elle a étudié le théâtre et les médias avant de lancer en 2008 sa propre entreprise à l’âge de 27 ans. Le projet Bijoux Bijoux a commencé avec sa collection personnelle, Les Fantaisies d’Ema, puis s’est développé au fil des rencontres avec d’autres artisanes québécoises dont les créations sont aujourd’hui proposées sur le site. Entrepreneure « naturelle », elle n’avait jamais pensé fonder sa propre compagnie jusqu’à ce qu’elle rencontre Pascal Couturier. Aujourd’hui, sa créativité, sa détermination et son audace sont mises au service de Bijoux Bijoux!</p>
<p><strong>PASCAL COUTURIER, Designer web, co-actionnaire</strong></p>
<p>Pascal Couturier, 30 ans, préside <a href="http://www.chocolatmedia.com">Chocolat Média</a> depuis près de 10 ans. Parmi les principaux clients de son agence de création de sites Internet se trouvent plusieurs entreprises de l’industrie de la mode, dont Waxman Tuxedos et Who Says. Expert en commerce électronique, on lui doit le design, la programmation et l’ergonomie de  <a href="http://www.bijouxdefantaisie.com">www.bijouxdefantaisie.com</a>. Il est aussi responsable de la stratégie de marque de Bijoux Bijoux et de la maintenance de la boutique en ligne.</p>
<div class="tweetmeme_button" style="float: right; margin-left: 10px;"><a href="http://api.tweetmeme.com/share?url=http%3A%2F%2Fwww.entrepreneur-internet.com%2Fboutique-en-ligne-bijoux-bijoux%2F"><img src="http://api.tweetmeme.com/imagebutton.gif?url=http%3A%2F%2Fwww.entrepreneur-internet.com%2Fboutique-en-ligne-bijoux-bijoux%2F" height="61" width="51" /></a></div>]]></content:encoded>
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		<title>Patrice Gilbert</title>
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		<pubDate>Mon, 29 Mar 2010 16:45:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Kim Auclair</dc:creator>
				<category><![CDATA[Portraits et entrevues]]></category>
		<category><![CDATA[entrepreneur]]></category>
		<category><![CDATA[patrice gilbert]]></category>
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		<description><![CDATA[
Cette entrevue fait suite à la première édition du Startup camp Québec .


D&#8217;où vous est venue l&#8217;idée de PETALMD?
PetalMD a débuté par le désir d&#8217;offrir aux médecins des outils Web leur permettant de sauver du temps. Nos recherches nous ont démontré que les médecins investissent un certain nombre d&#8217;heures dans la gestion de leur pratique et dans [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="tweetmeme_button" style="float: right; margin-left: 10px;"><a href="http://api.tweetmeme.com/share?url=http%3A%2F%2Fwww.entrepreneur-internet.com%2Fpatrice-gilbert-petalmd%2F"><img src="http://api.tweetmeme.com/imagebutton.gif?url=http%3A%2F%2Fwww.entrepreneur-internet.com%2Fpatrice-gilbert-petalmd%2F" height="61" width="51" /></a></div><blockquote>
<p style="text-align: center;">Cette entrevue fait suite à la première édition du <a href="http://startupcampquebec1.wikidot.com/">Startup camp Québec</a> .</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://www.entrepreneur-internet.com/images/Startup-camp-Quebe-Petal-MD.jpg" alt="" width="451" height="368" /></p>
</blockquote>
<h2>D&#8217;où vous est venue l&#8217;idée de PETALMD?</h2>
<p>PetalMD a débuté par le désir d&#8217;offrir aux médecins des outils Web leur permettant de sauver du temps. Nos recherches nous ont démontré que les médecins investissent un certain nombre d&#8217;heures dans la gestion de leur pratique et dans des aspects plus administratifs de leur travail. Souvent, l&#8217;utilisation de technologies mal adaptées à la réalité des médecins rendent ces heures inefficaces. PetalMD s&#8217;est donné pour mission de faire sauver du temps à chaque médecin. Nos outils de gestion des horaires, notre bibliothèque centrale et nos outils interactifs de communication permettent aux médecins d&#8217;augmenter leur efficacité au sein de leur regroupement professionnel.</p>
<h2>Lors de la fin de vos études universitaires, vous dites que vous saviez que vous alliez lancer votre projet d&#8217;entreprise, mais vous ne saviez pas quand et comment. Pouvez-vous nous décrire le grand saut? Comment cela s&#8217;est-il déroulé? Avez-vous rencontré des obstacles?</h2>
<p>En effet, je ne savais pas quand ni comment mais le principe des idées nouvelles et de l&#8217;innovation m&#8217;attirait beaucoup. J&#8217;ai donc vécu mes premières expériences d&#8217;entrepreneur à l&#8217;intérieur des entreprises pour lesquelles je travaillais. Ces années de ma vie professionnelle d&#8217;ingénieur ont été marquées par un goût constant d&#8217;apprendre, mais aussi par un goût de modifier le statu quo. Mes assignations ont donc souvent été orientées vers la gestion du changement, de l&#8217;innovation et des idées. J&#8217;ai eu la chance de côtoyer des gens extraordinaires et de travailler dans des projets où les défis m&#8217;ont fait apprendre énormément sur le processus complet entre l&#8217;idée et le succès commercial.</p>
<p>C&#8217;est l&#8217;année durant laquelle j&#8217;ai travaillé en Europe qui a été l&#8217;élément déclencheur pour le lancement de mon entreprise. On dit souvent que les voyages changent les perspectives, et bien je crois que c&#8217;est exactement ce qui m&#8217;est arrivé. Dès mon retour au Canada, le projet était enclenché et cela n&#8217;arrête pas depuis.</p>
<p><strong>Si j&#8217;ai rencontré des obstacles?</strong> Bien sûr que oui. Et des échecs aussi. Une excellente compréhension des obstacles et de nos échecs est un élément très important dans la gestion de notre projet. Avec eux, nous sommes toujours à réévaluer nos stratégies et nos compétences pour l&#8217;atteinte de nos objectifs. Je trouve qu&#8217;il y a beaucoup plus à apprendre dans les échecs que dans la réussite. Ce principe m&#8217;a bien servi dans le passé et il est central dans la gestion de PetalMD.</p>
<h2>Durant votre étude de marché dans le but d&#8217;identifier les besoins des organisations de santés. Qu&#8217;avez-vous constaté exactement?</h2>
<p>J&#8217;ai constaté qu&#8217;il y avait beaucoup de projets et que les entreprises technologiques dans le domaine de la santé font face à des marchés très différents et très segmentés à l&#8217;intérieur d&#8217;un même territoire. Cela ne faisait alors plus de doute dans mon esprit, un projet comme PetalMD se devait d&#8217;être très niché.</p>
<h2>Quels sont vos conseils pour l&#8217;entrepreneur qui souhaite faire une bonne étude de marché en lien avec son projet?</h2>
<p>Premièrement, il faut sortir, jaser et écouter les gens qui sont influents dans le premier segment de marché que l&#8217;entrepreneur a ciblé. Deuxièmement, il faut lire, tout lire ou presque. Les ressources Internet sont nombreuses et l&#8217;entrepreneur ne peut pas se permettre d&#8217;écarter les outils Web dans le cadre de son étude de marché.</p>
<p>Au début, l&#8217;entrepreneur a l&#8217;impression qu&#8217;il ne faut pas qu&#8217;il communique son idée parce qu&#8217;il a peur de «ça faire voler». En fait, je conseillerais de faire exactement le contraire. L&#8217;idée du début va évoluer énormément au cours des conversations et de l&#8217;étude de marché. L&#8217;entrepreneur doit comprendre que le succès réside beaucoup plus dans l&#8217;exécution du projet que dans l&#8217;idée elle-même. C&#8217;est au cours de ce processus que l&#8217;idée évolue, mais plus important encore, elle se simplifie et se raffine et par ricochet le segment de marché en fait autant, il se précise. À ce stade, l&#8217;entrepreneur ne doit pas avoir peur de voir son marché cible rétrécir. Il doit cependant s&#8217;assurer que sa stratégie à long terme lui permettra de pénétrer d&#8217;autres segments, et ce, seulement lorsque le premier sera conquis.</p>
<h2>Quels sont vos objectifs d&#8217;ici les 5 prochains mois?</h2>
<p>Nous venons tout juste de commencer la commercialisation de notre première version et la réponse des médecins est excellente. Les 5 prochains mois sont donc très importants pour nous. Ce sera une période durant la quelle nous validerons plusieurs de nos hypothèses reliées à notre processus de commercialisation et aussi à l&#8217;utilisation de notre plate-forme Web par les médecins. Nos objectifs consistent donc à pénétrer les segments de marchés que nous avons ciblés et de s&#8217;assurer que nos utilisateurs médecins soient plus que satisfaits de nos services.</p>
<h2>En savoir plus?</h2>
<div id="_mcePaste" style="position: absolute; left: -10000px; top: 0px; width: 1px; height: 1px; overflow-x: hidden; overflow-y: hidden;">Patrice Gilbert est ingénieur et a obtenu son BAC en génie électrique à l&#8217;Université de Sherbrooke. Il occupais jusqu&#8217;en 2009 le poste de directeur du développement logiciel chez Taleo [NASDAQ:TLEO]. Depuis l&#8217;année dernière, Patrice se consacre au démarrage de PetalMD, une plateforme Web exclusive aux médecins.</div>
<div id="_mcePaste" style="position: absolute; left: -10000px; top: 0px; width: 1px; height: 1px; overflow-x: hidden; overflow-y: hidden;">Twitter: PetalMD_CEO</div>
<div id="_mcePaste" style="position: absolute; left: -10000px; top: 0px; width: 1px; height: 1px; overflow-x: hidden; overflow-y: hidden;">LinkedIn: http://ca.linkedin.com/in/patricegilbert</div>
<div id="_mcePaste" style="position: absolute; left: -10000px; top: 0px; width: 1px; height: 1px; overflow-x: hidden; overflow-y: hidden;">Site Web: PetalMD.com</div>
<p><strong><span style="font-weight: normal;">P</span><span style="font-weight: normal;">atrice Gilbert est ingénieur et a obtenu son BAC en génie électrique à l&#8217;Université de Sherbrooke. Il occupait jusqu&#8217;en 2009 le poste de directeur du développement logiciel chez Taleo [NASDAQ:TLEO]. Depuis l&#8217;année dernière, Patrice se consacre au démarrage de PetalMD, une plateforme Web exclusive aux médecins.</span></strong></p>
<p><strong>Twitter: </strong><a href="http://www.twitter.com/PetalMD_CEO">PetalMD_CEO<br />
</a><strong>LinkedIn:</strong> <a href="http://ca.linkedin.com/in/patricegilbert">http://ca.linkedin.com/in/patricegilbert<br />
</a><strong>Site Web: </strong><a href="http://www.petalmd.com">PetalMD.com</a></p>
<p><strong>Entrevue vidéo avec Patrice Gilbert lors du <a href="http://startupcampquebec1.wikidot.com/">Startup camp Québec </a></strong><strong>réalisée par </strong><strong><a href="http://multilabadie.com/">Multi-Labadie Enr.</a></strong><br />
<object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="425" height="344" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/fLOEJH-n_gA&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;rel=0" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="344" src="http://www.youtube.com/v/fLOEJH-n_gA&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;rel=0" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<div class="tweetmeme_button" style="float: right; margin-left: 10px;"><a href="http://api.tweetmeme.com/share?url=http%3A%2F%2Fwww.entrepreneur-internet.com%2Fpatrice-gilbert-petalmd%2F"><img src="http://api.tweetmeme.com/imagebutton.gif?url=http%3A%2F%2Fwww.entrepreneur-internet.com%2Fpatrice-gilbert-petalmd%2F" height="61" width="51" /></a></div>]]></content:encoded>
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		<title>Guilhem Bertholet</title>
		<link>http://www.entrepreneur-internet.com/entrevue-guilhem-bertholet/</link>
		<comments>http://www.entrepreneur-internet.com/entrevue-guilhem-bertholet/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 11 Mar 2010 18:29:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Kim Auclair</dc:creator>
				<category><![CDATA[Portraits et entrevues]]></category>
		<category><![CDATA[entrepreneuriat]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Guilhem Bertholet]]></category>

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		<description><![CDATA[Qui es-tu et quel est ton parcours ? 
Je suis Guilhem, j’ai 28 ans, et je dirige actuellement l’incubateur d’HEC Paris. Avant ça, j’ai monté plusieurs boîtes, dans les cours particuliers tout d’abord lorsque j’étais encore en école de commerce, puis dans l’événementiel et enfin dans la communication par la bande-dessinée. J’ai fait un passage [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="tweetmeme_button" style="float: right; margin-left: 10px;"><a href="http://api.tweetmeme.com/share?url=http%3A%2F%2Fwww.entrepreneur-internet.com%2Fentrevue-guilhem-bertholet%2F"><img src="http://api.tweetmeme.com/imagebutton.gif?url=http%3A%2F%2Fwww.entrepreneur-internet.com%2Fentrevue-guilhem-bertholet%2F" height="61" width="51" /></a></div><h3><strong>Qui es-tu et quel est ton parcours ? </strong></h3>
<p>Je suis Guilhem, j’ai 28 ans, et je dirige actuellement l’incubateur d’<a href="http://www.hec.edu/">HEC Paris.</a> Avant ça, j’ai monté plusieurs boîtes, dans les cours particuliers tout d’abord lorsque j’étais encore en école de commerce, puis dans l’événementiel et enfin dans la communication par la bande-dessinée. J’ai fait un passage rapidement avorté par Microsoft, où je n’étais manifestement pas à ma place.</p>
<p>Je suis surtout un passionné de l’entrepreneuriat : c’est ainsi que j’ai monté une association de jeunes entrepreneurs, créé une bande-dessinée pour donner aux jeunes l’envie de se lancer (<a href="http://www.lucyetvalentin.com/">Lucy&amp;Valentin</a>), que je tiens un blog (<a href="http://www.guihembertholet.com">guihembertholet.com</a>) et que j’en lance un nouveau :<a href="http://www.businessangels.fr"> businessangels.fr.</a> J’essaie enfin d’écrire un bouquin sur la création d’entreprise.</p>
<h3><strong>Si tu devais résumer l&#8217;entrepreneuriat chez toi, tu dirais&#8230; </strong></h3>
<p>Pendant longtemps, l’entrepreneur a été mal vu, assimilé au grand méchant patron. Depuis peu, l’entrepreneuriat est devenu un peu plus glamour, sexy. Avec quelques belles réussites et surtout plus de lumière portée sur l’entrepreneuriat. Enfin avec le lancement de l’auto-entrepreneur, j’ai l’impression qu’on a libéré pas mal d’énergies !</p>
<p>J’espère que l’entrepreneuriat (et au sens plus large l’esprit d’initiative) sera quelque chose de « normal » d’ici quelques années, où il sera plutôt étonnant de NE PAS avoir une activité entrepreneuriale dans son parcours.</p>
<h3><strong>Quelques beaux exemples d&#8217;entrepreneurs que tu aimes bien dans ton pays?</strong></h3>
<p><a href="http://www.priceminister.com/">PriceMinister.com</a> – Pierre Kosciusko-Morizet</p>
<p><a href="http://www.free.fr/">Free</a> – Xavier Niel</p>
<p><a href="http://www.venteprivee.com/">Vente Privée</a> – Jacques-Antoine Granjon</p>
<p><a href="http://www.malinea.com/">Malinea</a> – Catherine Barba</p>
<p><a href="http://www.1000mercis.com/">1000mercis</a> – Yseulis Costes</p>
<p><a href="http://www.meetic.fr/">Meetic</a> – Marc Simoncini</p>
<p>LaFraise.com puis <a href="http://www.archiduchesse.com/">Archiduchesse</a> – Patrice Cassard</p>
<p><a href="http://www.pixmania.com/">Pixmania</a> – Les frères Rosemblum</p>
<h3><strong>Une mesure récente en faveur de l&#8217;entrepreneuriat ? </strong></h3>
<p>Clairement l’auto-entrepreneur. En résumé, c’est la possibilité de se mettre à son compte, ne payer des charges que si l’on vend quelque chose, avec des formalités qui prennent 10 minutes. Sur la première année, ce sont 300.000 personnes qui se sont lancées ainsi. Quand on y pense, c’est 1% de la population active ! Et à partir de janvier, c’est étendu aux jeunes à partir de 16 ans.</p>
<h3><strong>L&#8217;entrepreneuriat en chiffres, ça donne quoi ? </strong></h3>
<p>Jusqu’à l’an passé, c’était environ 300.000 créations par an, cette année avec l’auto-entrepreneur on va dépasser les 500.000.</p>
<p>Donc 200.000 création de « vraies » entreprises (j’enlève volontairement les auto-entrepreneurs, pour qui on n’a pas assez de recul). Là-dessus, le profil type, c’est un homme de 40 ans qui se lance avec 7000€. Les femmes représentent environ 35% des créations, et par expérience elle réussissent un peu mieux (elles cherchent moins les coups, ont plus la tête sur les épaules).</p>
<p>C’est aussi 50 d’échec dans les 5 ans, mais cela englobe les gens qui décident de fermer les portes de leur boite sans forcément que ce soit un échec. D’ailleurs, l’échec est un sujet qu’il serait intéressant de traiter ;)</p>
<h3><strong>Et chez les jeunes ? </strong></h3>
<p>Ca bouge ! De plus en plus de formations apparaissent après le bac (donc dans les études supérieures, fac et écoles de commerce ou d’ingénieurs). Disons que c’est à la mode et qu’on en parle beaucoup. Mais au final, assez peu se lancent, seuls 1% sautent le pas vers la création chaque année.</p>
<p>C’est aussi pour cela que j’ai créé ma BD, parce que l’entrepreneuriat, c’est comme l’anglais (enfin, chez nous en France) : plus on commence tôt plus on a de chance d’être bon!</p>
<h2>En savoir plus?</h2>
<p>Compte twitter de Guilhem Bertholet: <a onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.twitter.com');" href="http://www.twitter.com/gbertholet">gbertholet</a></p>
<p><a href="http://www.entrepreneur-internet.com/guilhem-bertholet-entrepreneur/">Un entrepreneur selon Guilhem Bertholet</a></p>
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		<title>Antony Deslandes</title>
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		<pubDate>Mon, 08 Mar 2010 00:09:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Krystel Jobin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Portraits et entrevues]]></category>
		<category><![CDATA[Antony Deslandes]]></category>
		<category><![CDATA[entrepreneur]]></category>

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		<description><![CDATA[J’ai rencontré Monsieur Antony Deslandes, propriétaire d’une entreprise spécialisée en rénovation, gestion immobilière et conciergerie volante. Je désirais avoir une seconde opinion sur le réseautage. Cette rencontre m’a non seulement confirmé que les entrepreneurs ne réseautent pas tous pour les mêmes raisons, mais j’y ai aussi entendu une vraie « success story ».
Antony était éleveur de chevaux [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="tweetmeme_button" style="float: right; margin-left: 10px;"><a href="http://api.tweetmeme.com/share?url=http%3A%2F%2Fwww.entrepreneur-internet.com%2Fantony-deslandes%2F"><img src="http://api.tweetmeme.com/imagebutton.gif?url=http%3A%2F%2Fwww.entrepreneur-internet.com%2Fantony-deslandes%2F" height="61" width="51" /></a></div><p><em>J’ai rencontré Monsieur Antony Deslandes, propriétaire d’une entreprise spécialisée en rénovation, gestion immobilière et conciergerie volante. Je désirais avoir une seconde opinion sur le réseautage. Cette rencontre m’a non seulement confirmé que les entrepreneurs ne réseautent pas tous pour les mêmes raisons, mais j’y ai aussi entendu une vraie « success story ».</em></p>
<p><em>Antony était éleveur de chevaux à 16 ans, ce qui n’est déjà pas très commun. Quelques années plus tard, il a décidé de faire un détour sur les bancs universitaires pour y compléter un baccalauréat en génie électrique, tout en étant DJ pour payer ses études. Versatile vous dites ? C’est le parcours qu’il a fait après ses études qui l’a mené tout droit vers le métier d’entrepreneur.</em></p>
<p><em>De chef de produit à directeur des ventes puis à investisseur immobilier, monsieur Deslandes a acquis des connaissances et des compétences qui ont fait naître en lui l’envie de créer sa propre entreprise. En date du 30 janvier 2010, sa première année fiscale était terminée et les résultats étaient au-delà des objectifs. A-t-il participé à plusieurs soirées de réseautage pour se faire connaître? Peut-être ne connaissait-il même pas cette pratique ? Voici l’entrevue avec Antony Deslandes.</em></p>
<p>C’est au Gainzbar le 27 janvier dernier, tout comme Paul Oviedo Castillo, que monsieur Deslandes a eu sa première expérience de réseautage en tant qu’entrepreneur. Cependant, contrairement à monsieur Oviedo, la raison de sa présence était principalement de retrouver des anciens collègues de formation. « J’y étais pour le fun, pour revoir des amis et, je l’avoue, peut-être aussi un peu par curiosité », m’a-t-il dit avec un sourire. Ainsi, son objectif n’était pas de trouver de nouveaux clients, intéressant…</p>
<p><strong>Pourquoi Antony n’avait-il jamais participé à une soirée de réseautage? </strong><br />
« Je ne peux pas dire que je suis le plus grand des vendeurs à pression. Je laisse souvent les gens venir à moi. » Sa clientèle, il l’a gagnée en laissant sa carte d’affaires chez ses fournisseurs, chez son coiffeur, chez des amis, à l’accueil d’entreprises et d’organismes, etc. Beaucoup de bouche à oreille en somme.</p>
<p><strong>Pourrions-nous dire que le bouche à oreille est aussi une forme de réseautage ? </strong><br />
« Je ne crois pas qu’il n’y ait qu’une manière de réseauter, car après tout je ne suis pas obligé d’aller à des activités pour entrer en contact avec des clients potentiels », m’a-t-il répondu. Cependant, quand un entrepreneur a envie de retrouver d’anciens collègues de formation ou d’anciens formateurs et conseillers, il lui faut parfois un peu d’aide extérieure pour arriver à réunir tout ce beau monde. C’est là que les événements de réseautage lui apparaissent intéressants : « C’est vraiment agréable qu’une organisation prenne le temps de mettre en place ce genre de soirées et qu’un conseiller, par exemple, nous présente à plein de gens et réponde à nos questions. »<br />
<strong><br />
Monsieur Deslandes avait-il une stratégie pour réseauter lors de la soirée au Gainzbar ? </strong><br />
« Pas du tout! J’y étais pour avoir du plaisir, sortir de ma bulle d’entrepreneur et me détendre, d’autant plus que le réseautage ne représente pas une tâche pour moi. » Il a aussi ajouté de manière catégorique : « Si c’était une corvée, je n’irais tout simplement pas. » Les propos d’Antony Deslandes démontrent que les objectifs et les attentes des gens d’affaires dans ces soirées sont parfois en opposition. Toutefois, même si les participants y sont pour des raisons aussi différentes que relaxer, avoir du plaisir, trouver des clients et aborder des problématiques avec d’autres entrepreneurs, c’est ce qui fait en sorte qu’un événement de réseautage soit intéressant et stimulant pour tous.<br />
<strong><br />
Avant de clore la rencontre, je lui ai demandé de me décrire l’activité de réseautage idéale. Voici ce qu’il m’a répondu.</strong><br />
« Le nombre de participants m’importe peu. Qu’il y ait 50 ou 200 personnes, l’important est que les gens soient à l’aise, qu’ils discutent et que leurs attentes soient satisfaites. Je n’y vais pas non plus pour manger, je veux prendre un verre en bonne compagnie et décompresser. » Pour monsieur Deslandes, être entrepreneur c’est aussi vivre avec l’angoisse de la liberté, alors ces activités lui permettent de partager cette angoisse avec des personnes qui vivent la même chose que lui. « Quand je suis sorti du Gainzbar, le 27 janvier dernier, je me sentais revigoré, heureux et serein. »</p>
<p><strong>Article rédigé par Krystel Jobin, SAJE</strong></p>
<p>Avec la collaboration d’<strong>Antony Deslandes</strong>, propriétaire d’Antony Deslandes inc.<br />
Courriel : <a href="mailto:adeslandes@videotron.ca">adeslandes@videotron.ca</a><br />
Tél. : 514-825-6639</p>
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		<title>Paul Oviedo Castillo</title>
		<link>http://www.entrepreneur-internet.com/reseautage-paul-oviedo-castillo/</link>
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		<pubDate>Wed, 24 Feb 2010 19:02:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Krystel Jobin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Portraits et entrevues]]></category>

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		<description><![CDATA[Monsieur Paul Oviedo Castillo est un entrepreneur immigrant d’origine péruvienne. Il s’est tout récemment installé à Montréal en apportant sa volonté, son dynamisme et son optimisme. Depuis le 1er septembre 2009, monsieur Oviedo a son entreprise, Meuble fonctionnel, qui se spécialise dans le design et la fabrication d’armoires de cuisine ainsi que dans la relocalisation [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="tweetmeme_button" style="float: right; margin-left: 10px;"><a href="http://api.tweetmeme.com/share?url=http%3A%2F%2Fwww.entrepreneur-internet.com%2Freseautage-paul-oviedo-castillo%2F"><img src="http://api.tweetmeme.com/imagebutton.gif?url=http%3A%2F%2Fwww.entrepreneur-internet.com%2Freseautage-paul-oviedo-castillo%2F" height="61" width="51" /></a></div><p><em><img class="alignleft" style="margin-left: 8px; margin-right: 8px;" title="Meubles fonctionnel" src="http://www.entrepreneur-internet.com/images/meubles-fonctionnel.jpg" alt="" width="280" height="210" />Monsieur Paul Oviedo Castillo est un entrepreneur immigrant d’origine péruvienne. Il s’est tout récemment installé à Montréal en apportant sa volonté, son dynamisme et son optimisme. Depuis le 1<sup>er</sup> septembre 2009, monsieur Oviedo a son entreprise, Meuble fonctionnel, qui se spécialise dans le design et la fabrication d’armoires de cuisine ainsi que dans la relocalisation et l’aménagement de bureaux.</em></p>
<p><strong>Comment construit-on son réseau de contacts d’affaires quand on vient d’arriver dans un nouveau pays, une nouvelle ville ? Le réseautage peut-il être une option ? J’ai rencontré Paul Oviedo Castillo au SAJE, pour le questionner sur ses motivations et ses attentes face au réseautage d’affaires, mais aussi sur sa toute première expérience de réseautage, qui était organisée par le SAJE et une entrepreneure, Marie-Josée Royer.</strong></p>
<p>Sa principale motivation quand il a décidé d’être présent au Gainzbar, le 27 janvier dernier, c’était de trouver des clients potentiels, des fournisseurs. « Évidemment » certains diront. Pas nécessairement, car bon nombre d’entrepreneurs le font aussi pour se changer les idées, parler de leur vie à des gens qui vivent des situations semblables.</p>
<p><strong>Pourquoi Paul Oviedo n’a-t-il jamais participé à une telle activité auparavant ? </strong></p>
<p>« Je n’étais pas prêt. J’attendais d’avoir une offre bien préparée, car selon moi il faut aussi être stratégique quand on fait du réseautage ».</p>
<p>Pour lui, le temps est compté. Il n’a pas envie de consacrer trop de temps à une conversation si celle-ci n’est pas en lien avec le « business ». Bien sûr, il désire également connaître des Montréalais, peut-être même se faire des amis, mais le but premier demeure de trouver des clients. Stratégiquement, il adapte son discours à la personne qui est devant lui, car « tout le monde est un client potentiel » a-t-il dit. Monsieur Oviedo a d’ailleurs remis sa carte professionnelle à chaque personne qu’il a croisée durant la soirée. Il m’énumère sans hésitation la procédure à suivre : on commence par se nommer, on dit quel est notre entreprise ou domaine d’activité, on donne sa carte professionnelle et on pose ensuite des questions à son interlocuteur. S’intéresser à ce que l’autre fait est à ses yeux d’une importance capitale pour que les gens se souviennent de vous.</p>
<p><strong>Une perception erronée concernant le réseautage</strong> est souvent présente chez les entrepreneurs en démarrage : l’idée que ce soit destiné au milieu culturel, publicitaire, aux gens extravertis. J’ai donc demandé à Paul Oviedo si, par exemple, un entrepreneur dans le domaine de la construction aurait autant de chances de tirer bénéfices du réseautage qu’un entrepreneur dans le domaine de la photographie.</p>
<p>« Absolument! Au Gainzbar, j’ai parlé avec un plombier et, comme par hasard, j’en avais besoin pour mon entreprise. Même si une personne est plus timide, il y a de très belles opportunités dans ce genre de soirée et il faut faire l’effort d’y aller. Ça fait partie de notre travail d’entrepreneur. »</p>
<p>Ainsi, il considère le réseautage comme une tâche à part entière.</p>
<p><strong>Pour terminer la rencontre, je lui ai demandé quelles étaient ses attentes face à une soirée de réseautage réussie. Voici un petit résumé de sa réponse.</strong></p>
<p>Tout d’abord, m’a-t-il exprimé, l’alcool et la nourriture ne sont absolument pas nécessaires et ne font qu’encombrer les mains. Ensuite, l’endroit doit être chaleureux et l’ambiance feutrée d’un bar lui plaît beaucoup. Il ne doit pas y avoir trop de participants, il a souligné sans hésitation : « je préfère qu’il y ait 40 personnes plutôt que 200. » Cela permet à son avis de créer une synergie, un contexte propice à créer des liens. La soirée du 27 janvier était aussi pour lui une manière de créer un sentiment d’appartenance, car la grande majorité des gens étaient passés par le SAJE. Finalement, il préfère qu’il y ait un « mix » d’entrepreneurs : en démarrage, en croissance et provenant d’une multitude de domaines d’activité.</p>
<p><strong>Qu’est-ce que monsieur Oviedo dirait à une personne qui hésite à participer à une activité réseautage ?</strong></p>
<p>« Même si je n’avais pas trouvé de client ou de fournisseur lors de la soirée à laquelle j’ai assisté, il y avait une énergie indescriptible qui était présente. Quand je suis sorti de là, j’avais encore plus de motivation. De voir autant de gens qui ont les mêmes problèmes, les mêmes joies que toi, ça, c’est émouvant! Si je suis capable de sortir de ma carapace, tout le monde est capable. »</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Article rédigé par Krystel Jobin, SAJE<br />
Avec la collaboration de Paul Oviedo Castillo, propriétaire de Meuble fonctionnel</strong></p>
<h2>En savoir plus ?</h2>
<p><strong>Courriel :</strong> pauloviedo@hotmail.com</p>
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		<title>Philippe Régnoux</title>
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		<pubDate>Tue, 23 Feb 2010 01:59:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Kim Auclair</dc:creator>
				<category><![CDATA[Portraits et entrevues]]></category>
		<category><![CDATA[entrepreneur]]></category>
		<category><![CDATA[entrevue]]></category>
		<category><![CDATA[kayak media]]></category>
		<category><![CDATA[philippe regnoux]]></category>

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		<description><![CDATA[Vous possédez un doctorat en droit, vous êtes également ancien Directeur général de plusieurs entreprises radiophoniques, en France et au Canada et consultant stratégique en communications depuis plus de trois ans ( 2r communication ).  Vous avez également fondé KAYAK Média, une nouvelle entreprise qui offre des services dans le domaine de la vidéo sur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="tweetmeme_button" style="float: right; margin-left: 10px;"><a href="http://api.tweetmeme.com/share?url=http%3A%2F%2Fwww.entrepreneur-internet.com%2Fphilippe-regnoux-kayak-media%2F"><img src="http://api.tweetmeme.com/imagebutton.gif?url=http%3A%2F%2Fwww.entrepreneur-internet.com%2Fphilippe-regnoux-kayak-media%2F" height="61" width="51" /></a></div><h3><strong>Vous possédez un doctorat en droit, vous êtes également ancien Directeur général de plusieurs entreprises radiophoniques, en France et au Canada et consultant stratégique en communications depuis plus de trois ans ( 2r communication ).  Vous avez également fondé KAYAK Média, une nouvelle entreprise qui offre des services dans le domaine de la vidéo sur le Web. À quel moment de votre carrière avez-vous, décidé de créer, votre première entreprise ?</strong></h3>
<p>J’ai décidé de créer 2R communications, ma première entreprise, après de nombreuses années de direction générale au sein de structures passionnantes mais où le pouvoir de décision ne m’appartenait pas. J’ai toujours nourri une certaine frustration à l’idée que les stratégies que je développais pour les compagnies que je gérais n’étaient pas forcément suivies d’effets faute d’accord du décideur ultime, le Conseil d’administration.</p>
<p>J’ai donc créé ma première entreprise dans cet état d’esprit. Et, effectivement, je me suis assez vite rendu compte que le fait d’assumer mes propres choix et d’exécuter mes propres décisions permettait d’aller plus rapidement et plus loin dans le développement des activités poursuivies.</p>
<h3><strong>Lors de la création de votre dernière entreprise KAYAK Média, une entreprise qui offre des services en Web vidéo, un secteur peu exploité au Québec, quels ont été les plus grands obstacles ?</strong></h3>
<p>Je ne pourrais pas dire que le secteur de la webvidéo est peu exploité au Québec : il y a en effet pas mal d’entreprises qui proposent ce type de service. Simplement, ce service reste, à mon goût, trop classique, pas assez innovant sur le fond, sur le contenu du message véhiculé. Beaucoup utilisent admirablement la technique, mais je déplore une certaine pauvreté généralement dans la manière de valoriser le contenu, le propos. Or, l’avenir de la webvidéo est là !</p>
<p>Je dirais donc que, dans ce contexte, les obstacles ont été quasi inexistants, car les clients et partenaires ont très rapidement compris ce qui nous différenciait du reste du secteur. J’ai également eu la chance de lancer KAYAK Média en m’associant à un entrepreneur et un communiquant d’expérience et de talent, Jacques Bitton. Nous nous complétons à merveille : il est la sagesse, je suis la fougue. Il me tempère, je le bouscule. Ca fait rapidement tomber nombre de handicaps ce genre de dynamique !</p>
<h3><strong>Pour les nouveaux entrepreneurs, la recherche de nouveaux clients n’est pas une tâche facile. Dans votre cas, comment avez-vous procédé ? Quels conseils donneriez-vous aux jeunes entrepreneurs à la recherche de nouveaux clients ?</strong></h3>
<p>Réseautez ! Rencontrez du monde, et passionnez-vous pour votre métier. C’est la clef. Savoir partager, véhiculer auprès de ceux qui vous entourent (et ça commence dans votre propre famille, votre premier cercle d’amis) la richesse qui anime votre projet et montrer le plaisir pris à en parler, à le décrire, le défendre, ce sont autant de graines semées pour voir grandir votre future clientèle. Je ne crois pas aux démarches commerciales agressives, surtout dans notre métier : au contraire, l’approche doit être attentive, patiente, voire pédagogique.</p>
<p>Si vous voulez un retour sur investissement rapide, faites métier dans la finance. Dans la communication, c’est vraiment suivre le rythme de croissance des compagnies avec lesquelles vous faites affaire qui importe. Ca peut être long, mais si vous montrez de l’intérêt et une réelle empathie pour les projets que vous défendez : le tour est joué, soyez-en assurés !</p>
<h3><strong>Quels sont vos conseils pour l&#8217;entrepreneur qui souhaite se lancer en affaires avec un concept innovateur ?</strong></h3>
<p>Se servir de ses cinq sens ! Et je suis sérieux. Un concept innovant requiert beaucoup d’instinct, mais aussi une formidable compréhension de l’environnement qui l’entoure. Plus on veut innover, plus on doit comprendre en quoi le monde dans lequel on évolue appelle des besoins nouveaux. Il faut donc, avant de se lancer en affaires avec un concept que l’on juge innovant, prendre le temps d’observer et d’analyser ce qui existe.</p>
<h3><strong>Avant de lancer KAYAK Média, il m’a fallu une dizaine d’années d’observation, d’écoute, d’étude. Et c’est loin d’être fini, acquis : on apprend tous les jours.</strong></h3>
<p>D’ailleurs, on se rend vite compte, avec un peu d’expérience, que l’innovation totale n’existe pas : on ne réinvente pas la roue, on l’adapte, on la travaille, on lui donne de nouvelles applications, mais on ne change pas les choses de fond en comble. Innover, c’est d’abord exister.</p>
<p>Le fait d’être constitue, en soi, une innovation permanente : il faut composer en permanence avec le changement. Survivre, c’est la plus magistrale innovation de l’humanité. Alors dans le domaine entrepreneurial, toute proportion gardée, il faut immanquablement innover pour faire croître son activité. C’est naturel.</p>
<h3><strong>De nationalité française, vous avez eu l&#8217;occasion de travailler avec des entrepreneurs de plusieurs origines ; français, québécois et juifs. Selon vous, en quoi reconnaît-on qui  un entrepreneur français, québécois et juifs. Quelles sont leurs plus grandes qualités ?</strong></h3>
<p>Honnêtement, je ne sais si le fait d’être juif est en soi une distinction particulière : il y a des français juifs et des québécois juifs… En d’autres termes, selon moi,  l’ « origine » ne signifie rien à partir du moment où nous sommes tous de partout et le produit de multiples apports culturels. Je ne fais donc aucune distinction : au Québec, les cultures ne cohabitent pas, elles se parlent, elles s’entremêlent. La communauté juive en est un remarquable exemple avec en son sein des parcours individuels tellement différents, tellement fragmentés, que l’on pourrait dire qu’elle n’est unie que de façade : au contraire, il y a des liens forts qui lui donnent une grande cohérence, et le fait pour ses membres de se sentir québécois, canadiens autant que juifs en est un.</p>
<p>Au Québec, je suis un étranger comme un autre : j’apprends à comprendre ce peuple, sa culture, ses traditions. Et, pour moi, il m’importe bien plus d’utiliser mon énergie à voir ce que m’apporte cette terre et ce que je peux lui apporter plutôt que de voir quelles sont les qualités et défauts de celles et ceux qui la peuplent. Mais il est certain que les différences d’approches, de méthodes, de styles apportent leur lot d’avantages et d’inconvénients. Quand on est entrepreneur, il faut s’adapter. Ca aussi, c’est enrichissant.</p>
<h3><strong>Quels sont les entrepreneurs que vous admirez le plus? Pourquoi?</strong></h3>
<p>J’admire beaucoup trop de monde pour en dresser une liste précise. Ce que je puis vous dire, c’est que je n’ai appris mon métier qu’au contact de personnes qui par leur esprit d’entreprendre m’ont donné le goût et la force de réaliser les projets que je mène actuellement. Et il y en aura d’autres. Je suis sensible à des parcours, des histoires de vie : l’entreprise est une histoire de vie. Ce qui me passionne, ce ne sont pas les entrepreneurs eux-mêmes mais l’incroyable énergie qu’ils ont réussi à transmettre à d’autres personnes, à travers leurs initiatives.</p>
<p>Quand une équipe embarque sur un projet, c’est toujours émouvant, car c’est l’aventure qui commence. Et l’aventure, c’est tous les possibles !</p>
<h2><strong>Qui est Philippe Régnoux?</strong></h2>
<p>Philippe Régnoux est installé à Montréal depuis 2005. Né en France, à Clermont-Ferrand, Philippe Régnoux n’était pas préparé à exercer son activité professionnelle dans le domaine des Communications : juriste de formation, il était plutôt destiné à une carrière diplomatique ou au métier d’avocat, mais la passion du journalisme ne lui a jamais laissé le soin ni le temps d’achever la rédaction de sa thèse en droit international public.</p>
<p>C’est donc par le journalisme écrit que Philippe Régnoux a entamé son aventure dans le domaine des médias. Puis il a enchaîné les missions comme directeur de programmes radiophoniques, en France, au Gabon, puis à Montréal.<br />
Au Québec, après deux ans passés au service de Radio Shalom Montréal, Philippe Régnoux a décidé de lancer sa propre compagnie spécialisée dans le secteur des médias d’entreprise.</p>
<p>En outre, Philippe Régnoux est, depuis trois ans, le Président et fondateur de « AGIR pour le Développement Canada », une OSBL qui œuvre au service de l’entrepreneuriat social en Afrique. Il a aussi co-fondé, il y a moins de deux ans, le collectif « Souriez, Vous êtes Français ! », qui œuvre au sein de la communauté française du Québec, et anime depuis quelques mois un club de réflexion qui a pour nom, le « Club Souriez ».</p>
<p>Enfin, Philippe Régnoux exerce en parallèle une activité de comédien. Il a créé et administre depuis trois ans une troupe de théâtre installée à Montréal qui a pour nom « La Compagnie Racine ».</p>
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		<title>Anthony Lacopo</title>
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		<pubDate>Wed, 03 Feb 2010 20:17:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Kim Auclair</dc:creator>
				<category><![CDATA[Portraits et entrevues]]></category>
		<category><![CDATA[Anthony Lacopo]]></category>
		<category><![CDATA[interview]]></category>
		<category><![CDATA[utopia image]]></category>

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		<description><![CDATA[Vous êtes titulaire d’une maîtrise en administration des affaires de l’Université du Québec à Montréal, d’un baccalauréat en génie électrique de l’École de technologie supérieure, ainsi que d’un baccalauréat en droit des affaires de l’Université de Montréal. Vous avez également plus de 10 ans d&#8217;expérience dans le domaine du commerce électronique et acquis beaucoup d&#8217;expérience en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="tweetmeme_button" style="float: right; margin-left: 10px;"><a href="http://api.tweetmeme.com/share?url=http%3A%2F%2Fwww.entrepreneur-internet.com%2Fentrevue-anthony-lacopo-utopia-image%2F"><img src="http://api.tweetmeme.com/imagebutton.gif?url=http%3A%2F%2Fwww.entrepreneur-internet.com%2Fentrevue-anthony-lacopo-utopia-image%2F" height="61" width="51" /></a></div><h3><strong>Vous êtes titulaire d’une maîtrise en administration des affaires de l’Université du Québec à Montréal, d’un baccalauréat en génie électrique de l’École de technologie supérieure, ainsi que d’un baccalauréat en droit des affaires de l’Université de Montréal. Vous avez également plus de 10 ans d&#8217;expérience dans le domaine du commerce électronique et acquis beaucoup d&#8217;expérience en prenant part à des projets de grande envergure au sein d’entreprises comme Bell Canada et Nortel Networks. À quel moment précis de votre parcours avez-vous décidé de créer votre première entreprise ? Est-ce que vous songiez à devenir chef d&#8217;entreprise depuis longtemps ?</strong></h3>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Mon 	ambition de devenir entrepreneur est avec moi depuis mon 	adolescence. À ce moment-là et même jusqu’à mes années 	universitaires, je n’avais pas d’idée sur la date précise ou 	le type d’entreprise, mais j’étais convaincu qu’un jour j’y 	aboutirais. Après avoir travaillé dans plusieurs moyennes et 	grandes organisations, je trouvais que je plafonnais très 	rapidement et que je me retrouvais assez vite avec des tâches 	routinières. Mes ambitions et mon désir personnel d’accélérer 	mon développement professionnel étaient trop agressifs pour ces 	environnements. Donc, c’est en avril 2006 que j’ai finalement 	décidé de me faire confiance plus que les corporations afin 	d’accélérer le développement de mes compétences 	professionnelles.</p>
<h3 style="margin-bottom: 0cm;"><strong>Vous avez quitté votre emploi et créer Utopia Image en 2006, le jour suivant votre départ, avec peu d&#8217;argent. Vous vous êtes donné 6 mois pour réussir à monter votre première entreprise et trouver votre premier client potentiel qui est Vidéotron.</strong></h3>
<h3 style="margin-bottom: 0cm;"><strong>Pouvez-vous nous résumer ce que vous avez fait en 10 étapes pour y parvenir ?</strong></h3>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Mon 	cas est un peu spécial, car lorsque je me suis lancé en affaire je 	n’avais pas vraiment d’idées sur mes futurs produits/services. 	Voici les étapes que j’ai suivies :</p>
<ul>
<li>Avant 		de laisser mon travail, j’ai sécurisé avec mon banquier une 		marge de crédit personnelle.</li>
<li>J’ai 		développé une liste de mes compétences et ceux de mes 		consultants potentiels et je les ai transformées en services 		potentiels</li>
<li> J’ai 		contacté quelques anciens collègues pour confirmer leurs 		disponibilités dans le cas que j’aurais besoins d’eux pour 		livrer mes services</li>
<li> J’ai 		développé un plan d’affaires</li>
<li> J’ai 		appliqué pour une subvention (Soutien au travail autonome) au CLD 		de Laval</li>
<li> J’ai 		mis en place un site Internet</li>
<li> J’ai 		développé un environnement de tests  à la maison pour tester des 		produits/services potentiels</li>
<li> J’ai 		participé dans plusieurs activités de réseautage et je me suis 		impliqué dans des chambres de commerce</li>
<li> Je 		faisais plusieurs « cold call » par jour, pour 		prospecter des clients potentiels</li>
<li> J’ai 		développé un partenariat avec des compagnies existantes</li>
</ul>
<h3 style="margin-bottom: 0cm;">Chaque entrepreneur a son histoire et sa façon de se lancer. Parlons de vos débuts et de la création d’Utopia Image qui s&#8217;est réalisée en 6 mois.</h3>
<ol type="a">
<li><strong>Vous avez créé le 	nom Utopia Image avant même de savoir exactement ce que vous alliez 	offrir comme services.  Diriez-vous que c&#8217;est un peu grâce à 	Vidéotron que vous avez pu déterminer la direction de votre 	entreprise ?</strong>C’est 	exact. Lorsque j’ai créé Utopia Image, mon objectif premier, 	était de me mettre en position d’être entrepreneur. Je n’avais 	pas d’idée concrète sur le type de services et/ou solutions que 	j’allais offrir. Lorsque j’ai eu l’opportunité de rencontrer 	Vidéotron et que nous avons signé notre entente, ça m’a permis 	de me concentrer sur un segment de marché. De plus, le travail avec 	Vidéotron, nous as permis d’être en mesure de développer 	davantage notre créneau d’expertise.</li>
<li><strong>Pour les nouveaux entrepreneurs, la recherche de nouveaux clients n&#8217;est pas une tâche facile. Dans votre cas, comment avez-vous procédé ? Est-ce que vos études vous ont été utiles pour cette démarche ?</strong></li>
</ol>
<p style="padding-left: 30px;">Selon 	moi, le succès dans la recherche de nouveaux clients est basé sur 	deux points critiques :</p>
<ul>
<li>Être 		en mesure de se concentrer uniquement sur un segment de marché 		précis. Cela permet de créer une bonne crédibilité et de 		comprendre concrètement tous les aspects du marché visé. Tel que 		les parties prenantes, le cycle de vente, les compétiteurs, etc.</li>
<li>La 		qualité de notre réseau de contacts. La 	diversification de mes domaines d’études m’a aidé à bâtir un 	réseau de contacts plus diversifié. Cela m’a permis de 	rencontrer des individus dans plusieurs contextes et ainsi augmenter 	la probabilité de rencontrer des personnes reliées à mon marché.</li>
</ul>
<p style="padding-left: 30px;"><strong>c) À l&#8217;annonce d&#8217;une augmentation de la charge de travail, en rapport avec votre mandat initial avec Vidéotron, vous avez eu une certaine pression et rapidement vous deviez augmentez le nombre d&#8217;employés chez Utopia image ce qui impliquait la recherche de financement à nouveau et vous y êtes parvenu. Quels conseils donneriez-vous à un entrepreneur en recherche de financement pour son entreprise ?</strong></p>
<ul>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">Premièrement, 	il est très important d’avoir une relation transparente avec nos 	banquiers. Ils doivent être en mesure de comprendre très 	précisément toutes les subtilités de notre entreprise. Leurs 	volontés à nous financer sont basées sur les risques attribués à 	notre entreprise. Donc, en connaissant bien notre entreprise, ils 	auront moins tendance à nous catégoriser avec leurs idées 	préconçues.</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">Deuxièmement, 	il est important que nous soyons toujours en mode de recherche de 	financement, même lorsque nous n’en avons pas besoin. 	Habituellement, nos besoins en financement se présentent toujours à 	un moment critique et si nos options n’ont pas été développées 	et que nous n’avons pas de relation avec des financiers potentiels 	nous courons le risque d’avoir de sérieux problèmes causé par 	le délai de financement qui est assez long.</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">Finalement, 	il est important d’avoir des ventes (même avec des clients bêta) 	avec différents clients le plus rapidement possible. Cela 	démontrera la qualité de notre marché et la capacité de l’équipe 	à vendre leurs produits/services.</p>
</li>
</ul>
<h2>Qui est Anthony Lacopo ?</h2>
<p>Anthony Lacopo œuvre dans le domaine du commerce électronique depuis plus de dix ans. Il a acquis une expérience de haut niveau et une précieuse expertise de l&#8217;industrie en prenant part à des projets de grande envergure au sein d&#8217;entreprises comme Bell Canada et Nortel Networks.</p>
<p>Anthony est titulaire d&#8217;une maîtrise en administration des affaires de l&#8217;Université du Québec à Montréal, d&#8217;un baccalauréat en génie électrique de l&#8217;École de technologie supérieure, d&#8217;un baccalauréat en droit des affaires de l&#8217;Université de Montréal ainsi que d’un Certificat en Entrepreneurship du Massachusetts Institute of Technology (MIT). Sa vision multidisciplinaire l&#8217;aide à développer des relations d&#8217;affaires gagnantes au bénéfice des clients d&#8217;Utopia Image. Son poste-clé à la tête d&#8217;Utopia Image le conduit à gérer le rendement de l&#8217;équipe en étant à l&#8217;écoute de tous ses employés. Grâce à sa participation active dans le développement économique de la ville de Laval, Anthony siège actuellement au conseil d&#8217;administration de Laval Technopole ainsi qu’au Conseil Régional des Partenaires du Marché du Travail de Laval.</p>
<p>Visionnaire, enthousiaste et innovateur, il nourrit l&#8217;ambition de propulser Utopia Image au sommet du palmarès des entreprises.</p>
<p>Vous pouvez le suivre<a href="http://twitter.com/anthonylacopo"> sur twitter : @</a><cite><strong><a href="http://twitter.com/anthonylacopo">anthonylacopo</a> ainsi que consultez <a href="http://anthonylacopo.com/">son blogue</a><br />
</strong></cite></p>
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		<title>Marylène Delbourg-Delphis</title>
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		<pubDate>Wed, 09 Dec 2009 00:30:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Kim Auclair</dc:creator>
				<category><![CDATA[Portraits et entrevues]]></category>
		<category><![CDATA[entrepreneur en série]]></category>
		<category><![CDATA[entrevue]]></category>
		<category><![CDATA[interview]]></category>
		<category><![CDATA[Marylène Delbourg-Delphis]]></category>

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		<description><![CDATA[Vous avez été PDG-fondateur d&#8217;ACI &#38; ACIUS &#8211; 4e Dimension en France et 4 th Dimension aux Etats-Unis, et PDG de deux autres sociétés. Qu’est-ce que la femme que vous êtes aujourd’hui, aimerait enseigner aux nouveaux entrepreneurs de demain? 
Peut-être l&#8217;entrepreneuriat est-il d&#8217;abord une passion (pour un projet, une idée, une technologie, etc) et le désir [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="tweetmeme_button" style="float: right; margin-left: 10px;"><a href="http://api.tweetmeme.com/share?url=http%3A%2F%2Fwww.entrepreneur-internet.com%2Fentrepreneur-entrevue-marylene-delbourg-delphis%2F"><img src="http://api.tweetmeme.com/imagebutton.gif?url=http%3A%2F%2Fwww.entrepreneur-internet.com%2Fentrepreneur-entrevue-marylene-delbourg-delphis%2F" height="61" width="51" /></a></div><h2><strong>Vous avez été PDG-fondateur d&#8217;</strong><a href="http://www.acius.net/wiki.aspx/Home">ACI &amp; ACIUS</a><strong> &#8211; </strong><a href="http://www.4d.com/fr/">4e Dimension en France et 4 th Dimension aux Etats-Unis</a><strong>, et PDG de deux autres sociétés. Qu’est-ce que la femme que vous êtes aujourd’hui, aimerait enseigner aux nouveaux entrepreneurs de demain? </strong></h2>
<p>Peut-être l&#8217;entrepreneuriat est-il d&#8217;abord une passion (pour un projet, une idée, une technologie, etc) et le désir de trouver des gens qui la partagent, vous aident à en faire un business en devenant vos collaborateurs ou vos clients ? Quand je rencontre ou travaille avec des entrepreneurs, je m&#8217;assure toujours qu&#8217;ils ont créé leur société pour la bonne raison, non parce qu&#8217;ils veulent être leur propre patron ou être &#8220;le patron.&#8221;</p>
<h2><strong>Les débuts sont souvent difficiles. Parlons de la création de 4e Dimension.</strong></h2>
<p>Pour un entrepreneur, les débuts ne sont pas nécessairement les plus difficiles. J&#8217;aurais tendance à penser qu&#8217;au début, les entrepreneurs sont tout feu, tout flamme et portés par l&#8217;espoir de changer le monde en un coup de cuillère à pot. Pour beaucoup, les difficultés surgissent au bout d&#8217;un certain temps, quand l&#8217;équipe est épuisée par des semaines de travail sans week-end ni vacances, quand on s&#8217;aperçoit qu&#8217;on a fait confiance à des collaborateurs qui ne font pas le poids, quand on se rend compte que les clients veulent un produit différent de celui qu&#8217;on a fait, ou que la société est à court d&#8217;argent. Bref, les difficultés que rencontrent parfois les entrepreneurs sont souvent liées à la prise de conscience que le monde réel existe, et qu&#8217;ils n&#8217;ont pas su rêver en gardant les pieds sur terre.</p>
<h3 style="padding-left: 30px;"><strong><em>a) Dans quel contexte avez vous créé  4e Dimension? Comment est venue l&#8217;idée?</em></strong></h3>
<p style="padding-left: 30px;">J&#8217;avais besoin d&#8217;une base de données relationnelle graphique pour gérer mes travaux personnels sur l&#8217;histoire de la parfumerie. A l&#8217;époque, il y en avait peu. La plus célèbre, sur le PC, était DBase. C&#8217;était un produit compliqué, pas vraiment relationnel, pas du tout graphique et qui ne permettait pas d&#8217;écrire du texte libre. Le monde de l&#8217;informatique du milieu des années 80 était obtus, tant au niveau du matériel que du logiciel. Le Macintosh venait de sortir et annonçait un monde nouveau. Je voulais en faire partie.</p>
<h3 style="padding-left: 30px;"><strong><em>b) À quel type de difficulté avez-vous été confrontée durant cette période que plusieurs considèrent difficile?</em></strong></h3>
<p style="padding-left: 30px;">En fait, je n&#8217;ai pas eu de sentiment de difficulté à proprement parler. Comme je venais d&#8217;un monde académique, je savais que j&#8217;avais absolument tout à apprendre. Comme j&#8217;ai bootstrappé la société, je savais que je ne pouvais compter sur les largesses de personne et que je devais trouver des clients. On éprouve le sentiment de difficulté quand on s&#8217;imagine que les choses seront faciles. En conséquence, je ne percevais les obstacles que comme quelque chose que je devais contourner ou surmonter. Si je rencontrais un problème, je cherchais une solution. Ce qui arrivait me paraissait normal. La seule vraie surprise pour moi a été de découvrir le sexisme du monde de l&#8217;industrie. Je n&#8217;avais rien vu de tel dans l&#8217;univers académique et le monde protégé dans lequel je vivais. Mais il est vrai qu&#8217;une femme créatrice d&#8217;une entreprise de technologie était une rareté en France. Il semble que j&#8217;aie été l&#8217;une des toutes premières.</p>
<h3 style="padding-left: 30px;"><strong>c)  Avez-vous des anecdotes à  nous raconter?</strong></h3>
<p style="padding-left: 30px;">La vie d&#8217;une entreprise est une collection d&#8217;anecdotes, comme la vie tout court. Mais en voici une plus particulière : Apple avait envisagé de publier 4e Dimension, mais si Apple savait promouvoir des logiciels de productivité personnelle comme MacWord ou MacPaint, une base de données ne faisait pas partie de la culture de cette entreprise. John Sculley avait demandé à me voir pour me conseiller de vendre 4D à la société qui faisait DBase et voulait entrer sur le Mac. Cela ne m&#8217;intéressait pas et je lui ai alors dit que j&#8217;allais créer une société aux Etats-Unis. Nous sommes en 1987. Il a fait des yeux ronds et m&#8217;a dit que je n&#8217;allais jamais y arriver. Je n&#8217;ai aucun souvenir de la suite du meeting, qui a certainement été très courte. Mais je me souviens avoir fondu en larmes dans ma voiture pour rentrer dans le studio que j&#8217;avais loué à Residence inn. J&#8217;arrive chez moi. Je me regarde dans la glace et je m&#8217;aperçois que mon fonds de teint avait dégouliné sur mon chemiser Chanel, ce qui m&#8217;a épouvanté, parce qu&#8217;à l&#8217;époque, il était pratiquement impossible de trouver un pressing pour des articles de luxe au Sud de San Francisco. J&#8217;ai arrêté tout net de pleurer. C&#8217;est là que je me suis rendue compte qu&#8217;il n&#8217;y avait non plus beaucoup de femmes dans la technologie dans la Silicon Valley. J&#8217;étais apparemment la première Européenne&#8230; et française de surcroît. J&#8217;avais des diplômes prestigieux, certes, mais je ne faisais pas partie du sérail des universités américaines. J&#8217;avais encore une fois tout à apprendre et à recommencer. J&#8217;ai eu la chance de convaincre Kawasaki de me rejoindre et nous avons créé la société. Il y est resté deux ans. Je n&#8217;ai jamais reparlé à Sculley, mais il est possible que le simple fait qu&#8217;il m&#8217;ait dit que je n&#8217;allais pas réussir soit ce qui m&#8217;ait aidée à générer $45M rapidement. Oui, on peut bootstrapper une société avec succès si on a la volonté et la passion d&#8217;offrir un produit dont les gens ont besoin.</p>
<h2><strong>En tant qu&#8217;entrepreneure en série, quelles sont vos forces ? </strong></h2>
<p>De ne pas penser que je suis une &#8220;entrepreneure en série,&#8221; c&#8217;est-à-dire de ne pas appliquer sur le présent le résultat d&#8217;expériences passées. Il est vrai que j&#8217;ai une expérience qui évite que je me noie dans une verre d&#8217;eau quand j&#8217;aide des entrepreneurs à mettre en place leurs opérations et que j&#8217;ai des points de repère et des techniques qui m&#8217;évitent de réinventer la roue. Cela dit, on ne réussit pas une entreprise ou ne forme pas des entrepreneurs à coup de &#8220;trucs&#8221; et de raccourcis. Les produits sont différents. Les clients évoluent avec les progrès technologiques. La leçon la plus précieuse que l&#8217;on retire de l&#8217;entrepreneuriat en série, c&#8217;est qu&#8217;il faut toujours essayer de découvrir des choses nouvelles et avoir un regard frais sur les choses. J&#8217;ai horreur de la routine. D&#8217;une manière générale, je ne m&#8217;intéresse qu&#8217;à des idées ou approches innovantes. Par exemple, quand je suis devenue le PDG de Brixlogic, en 2005, l&#8217;idée d&#8217;implémenter nativement des schémas XML était révolutionnaire. En ce moment, je conseille l&#8217;une des rares sociétés qui comprenne vraiment en quoi consiste une gestion de campagne marketing dans les média sociaux, Objective Marketer.</p>
<h2><strong>Durant votre carrière, vous avez voyagé entre l&#8217;Europe et Silicon Valley. Vous avez sûrement croisé plusieurs entrepreneurs. À votre avis, un entrepreneur qui demeure en Europe pense–t-il et agit-il de la même façon qu&#8217;un entrepreneur qui habite la Silicon Valley ? Quels sont les principaux obstacles qu&#8217;il rencontre?</strong></h2>
<p>Il y a plusieurs aspects à votre question. Un entrepreneur qui habite en Europe et un entrepreneur qui vit dans la Silicon Valley doivent suivre les mêmes principes généraux – et c&#8217;est pour cela que des livres comme <strong><em>L&#8217;art de se lancer</em></strong> ou <strong><em>La réalité de l&#8217;entrepreneuriat</em></strong> sont des ouvrages indispensables, quel que soit le continent de résidence de l&#8217;entrepreneur. La différence est au niveau du marché. Chaque pays a ses particularités. On ne s&#8217;adresse pas à un client français de la même façon qu&#8217;à un client allemand ou américain ou chinois. Les gens ont des histoires différentes, même s&#8217;ils se trouvent à adopter des technologies similaires, voire la même technologie. Mais votre question soulève un autre point : y-a-t-il des endroits où il faut être pour développer telle ou telle entreprise. La réponse est oui. Si vous voulez créer le prochain système de ventes aux enchères, il vaut mieux être dans la Silicon Valley qu&#8217;en Floride. La Valley est un écosystème unique. Cela dit, des entrepreneurs à Montréal, Paris, Berlin, Boston ou Shanghai peuvent faire des choses extraordinaires s&#8217;ils sont ou près du marché qui est leur cible, ou s&#8217;ils sont capables de voyager, d&#8217;acquérir un sens de la différence ou de comprendre ce qui se fait ailleurs. Un entrepreneur européen ou canadien ou chinois ou indien ne rencontre des difficultés que si ce qu&#8217;il fait n&#8217;a aucune espèce de marché là où il se trouve, s&#8217;il essaie d&#8217;appliquer aveuglément ce qu&#8217;il a appris sur son marché local sur un marché plus vaste, ou s&#8217;il fait des trucs dans son coin en oubliant que le reste du monde existe et qu&#8217;il y a des génies partout dans le monde. Les obstacles que rencontrent les entrepreneurs sont plus souvent liés à l&#8217;absence de bon sens qu&#8217;à autre chose – et si c&#8217;est la législation d&#8217;un pays qui met des entraves à leur liberté de penser et d&#8217;inventer, mon conseil est qu&#8217;ils mettent tout en oeuvre pour aller ailleurs.</p>
<h2><strong>Quels sont les entrepreneurs que vous admirez le plus? Pourquoi?</strong></h2>
<p>En fait, j&#8217;admire tous les entrepreneurs. Quand ils me racontent leur histoire, j&#8217;ai toujours envie de les aider à trouver des solutions s&#8217;ils me parlent d&#8217;un domaine où j&#8217;ai des compétences ou que je peux maîtriser dans un délai raisonnable. Ce que je n&#8217;aime pas, ce sont les gens qui se disent entrepreneurs et sont d&#8217;affreux pantouflards ou les frimeurs arrogants qui se positionnent comme entrepreneurs, mais n&#8217;ont jamais créé de boîte. Mais ces gens-là, je les fuis de toute façon. Résultat : ils sont moins nombreux que les vrais entrepreneurs ; du coup, l&#8217;un des grands bonheurs de ma vie est de pouvoir admirer beaucoup, beaucoup de gens.</p>
<p><strong>Qui est Marylène Delbourg-Delphis ?</strong></p>
<p><strong>Mini-Biographie : </strong>Trois fois CEO : PDG-fondatrice d&#8217;<a href="http://www.acius.net/wiki.aspx/Home">ACI &amp; ACIUS</a> &#8211; <a href="http://www.4d.com/fr/">4e Dimension en France et aux Etats-Unis</a>; Exemplary Software; Brixlogic.). Stratégiste et Conseillère de multiples sociétés. Ancienne élève de l’École normale supérieure, docteur en philosophie, auteur de plusieurs ouvrages, et Conseiller du Commerce Extérieur de la France, Marylène Delbourg-Delphis a également traduit en français <a href="http://www.entrepreneur-internet.com/art-de-se-lancer/"><strong><em>L’art de se lancer</em></strong></a> et <a href="http://www.entrepreneur-internet.com/guy-kawasaki-realite-entrepreneuriat/"><strong><em>La réalité de l’entrepreneuriat</em></strong> </a>de <a href="http://www.entrepreneur-internet.com/guy-kawasaki-entrevue/">Guy Kawasaki</a>, ainsi que<a href="http://www.diateino.com/livres.php?livre=120"> <strong><em>Tribus</em></strong><em> </em>de Seth Godin</a>.</p>
<p>Consultez son blogue : <a href="http://delbourg-delphis.com/"> http://delbourg-delphis.com ( Anglais )<br />
</a></p>
<div class="tweetmeme_button" style="float: right; margin-left: 10px;"><a href="http://api.tweetmeme.com/share?url=http%3A%2F%2Fwww.entrepreneur-internet.com%2Fentrepreneur-entrevue-marylene-delbourg-delphis%2F"><img src="http://api.tweetmeme.com/imagebutton.gif?url=http%3A%2F%2Fwww.entrepreneur-internet.com%2Fentrepreneur-entrevue-marylene-delbourg-delphis%2F" height="61" width="51" /></a></div>]]></content:encoded>
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		<title>Guy Kawasaki</title>
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		<pubDate>Wed, 18 Nov 2009 18:18:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Kim Auclair</dc:creator>
				<category><![CDATA[Portraits et entrevues]]></category>
		<category><![CDATA[entrevue]]></category>
		<category><![CDATA[guy kawasaki]]></category>

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		<description><![CDATA[Photo : Nathalie Rivard . Source : Flickr
1- Avez-vous déjà eu recours au mentorat dans votre parcours professionnel ? Que pensez-vous de cette méthode ? Qu&#8217;en avez-vous retiré ? 
J’ai eu un mentor chez Apple, qui s’appelait Al Eisenstat. Il m’a appris à naviguer dans les eaux traîtresses des niveaux supérieurs de la hiérarchie et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="tweetmeme_button" style="float: right; margin-left: 10px;"><a href="http://api.tweetmeme.com/share?url=http%3A%2F%2Fwww.entrepreneur-internet.com%2Fguy-kawasaki-entrevue%2F"><img src="http://api.tweetmeme.com/imagebutton.gif?url=http%3A%2F%2Fwww.entrepreneur-internet.com%2Fguy-kawasaki-entrevue%2F" height="61" width="51" /></a></div><p>Photo : <a href="http://twitter.com/Indigonat">Nathalie Rivard</a> . Source : <a href="http://www.flickr.com/photos/indigonat ">Flickr</a></p>
<p><strong>1- Avez-vous déjà eu recours au mentorat dans votre parcours professionnel ? Que pensez-vous de cette méthode ? Qu&#8217;en avez-vous retiré ? </strong></p>
<p>J’ai eu un mentor chez Apple, qui s’appelait Al Eisenstat. Il m’a appris à naviguer dans les eaux traîtresses des niveaux supérieurs de la hiérarchie et m’a assuré de sa protection.</p>
<p><strong>2- Les premiers pas en affaires sont les plus difficiles. Tous les entrepreneurs vivent des anecdotes qui leur permettent de s&#8217;améliorer.  Quelle est l&#8217;anecdote qui vous a le plus marqué durant votre carrière ? Qu&#8217;en avez-vous retiré ? Diriez-vous rencontrer de nouveaux obstacles aujourd&#8217;hui ? Lesquels ?</strong></p>
<p>Difficile de vous donner une réponse précise, parce que presque toutes les sociétés connaissent des passages difficiles. La société qui monte en flèche vers le succès est l’exception. Il semble, avec un peu de recul, qu&#8217;il était certain que ces sociétés allaient réussir, mais si vous étiez dedans et si en avez un souvenir précis, vous vous rendriez compte à quel point la plupart étaient proches de la mort.</p>
<p><strong>3- Internet est un média très utile pour les entrepreneurs qui veulent se donner une visibilité. Rester soi-même sur internet n&#8217;est toutefois pas évident. La critique gratuite est toujours présente. Que donnez-vous comme conseils à ceux qui débutent et qui souhaitent rester eux-mêmes sur Internet ? Comment doivent-ils se comporter face à la critique gratuite et non constructive ?</strong></p>
<p>Quoi que vous fassiez sur Internet, il y aura toujours des gens qui ne seront pas d&#8217;accord avec  vous. Il vous faut juste passer outre. Si vous remarquez que des centaines de personnes vous critiquent et que votre trafic ou votre chiffre d’affaires est en chute libre, alors il est temps de reconsidérer ce que vous faites. Mais, pour résumer,  mon conseil est le suivant : continuez à faire ce que vous faites et utilisez le feed-back pour faire des petites corrections de parcours, mais ne changez pas radicalement de direction.</p>
<h3><strong>Qui est Guy Kawasaki ?</strong></h3>
<p>Guy Kawasaki est entrepreneur chez Garage Technology Ventures qu’il a créé. Il est aussi le co-fondateur d&#8217;Alltop, qui répertorie les flux des meilleurs blogs et sites Internet.</p>
<p>Auparavant, il était l’évangéliste du Macintosh chez Apple. Il est l’auteur de 9 livres, dont L’art de se lancer, La Réalité de l’entrepreneuriat, chez Diateino (traduction Marylène Delbourg-Delphis), Affoler ses concurrents, chez First. Il est diplômé de Sanford University (BA) et d’UCLA (MBA). Il a également reçu le titre de docteur du Babson College à titre honorifique.</p>
<div class="tweetmeme_button" style="float: right; margin-left: 10px;"><a href="http://api.tweetmeme.com/share?url=http%3A%2F%2Fwww.entrepreneur-internet.com%2Fguy-kawasaki-entrevue%2F"><img src="http://api.tweetmeme.com/imagebutton.gif?url=http%3A%2F%2Fwww.entrepreneur-internet.com%2Fguy-kawasaki-entrevue%2F" height="61" width="51" /></a></div>]]></content:encoded>
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